courrier des lecteurs

L'Etat jusqu'où?

11 nov. 2008

Que l'Etat règlemente la fumée dans les locaux dont il est propriétaire ou qu'il utilise lui-même, c'est son droit, dans certaines limites tout de même. Mais qu'en est-il pour ce qui concerne les locaux qui, même à usage public, appartiennent à des particuliers qui assument, seuls, sans l'aide de l'Etat, les risques d'exploitation, par exemple, des établissements publics dont on ne croit pas savoir qu'ils sont tous florissants dans notre canton? Si un établissement public aménage un espace fumeurs isolé et convenablement ventilé et si le patron trouve des employés qui, par une clause particulière de leur contrat de travail, acceptent d'y assurer le service, au nom de quoi l'Etat devrait-il l'interdire? Et dans ce canton où les petits cafés sont encore nombreux, particulièrement dans les villages où il n'y en a plus qu'un, faut-il vraiment aller jusqu'à y interdire totalement la fumée, sans prévoir pour eux, comme le fait la loi fédérale, la moindre exception, au risque de les priver d'une partie de leur clientèle qui, déjà, n'est pas si nombreuse? La santé de la population passe-t-elle par la mort des petits cafés? Parce que je ne le crois pas, je voterai non, le 30 novembre, à la loi sur la santé.
par Serge Cornuz, député suppléant UDC, Sierre