17.10.2018L’autodétermination n’est pas synonyme d’isolement

La campagne qui entoure le vote sur l’autodétermination bat son plein et ressemble à s’y méprendre à un combat de boxe où les deux camps se frappent à coups d’arguments plus ou moins valables. Le camp du non, par exemple, affirme que si l’initiative est acceptée, la Suisse sera isolée et considérée comme un Etat peu fiable par ses voisins. Mais qu’en est-il vraiment?

En début d’année, l’Office fédéral de la justice a établi un rapport d’experts afin d’analyser les pratiques juridiques d’un échantillon de pays à travers le monde. Les juristes mandatés arrivent à une conclusion claire: aucun des Étals étudiés ne fait primer le droit international sur son droit interne de manière mécanique! La Suisse semble donc être le seul pays du monde à brader automatiquement son droit et à donner la priorité à des raisonnements juridiques émanant de cours lointaines.

Pour ne citer que l’exemple de l’Allemagne, le rapport précise que la constitution nationale prime la CEDH. Pourtant, personne ne qualifie l’Allemagne d’Etat voyou ou de république bananière isolée sur le plan international.

Il est temps de prendre un peu de recul dans notre débat sur l’autodétermination. Voter oui à l’initiative de l’UDC ne fera pas de la Suisse une zone obscure sans respect des droits humains. Loin de là: ces derniers sont précisément défendus par notre constitution. Au contraire, en acceptant l’initiative pour l’autodétermination, nous redonnerons au peuple le droit d’avoir le dernier mot. Et, surtout, nous le ferons en plein respect des pratiques de tous nos États voisins.

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