06.11.2018Initiative pour l’autodétermination

L’initiative veut introduire dans la Constitution la primauté des droits fondamentaux de notre pays sur le droit international sous réserve du droit impératif relatif notamment aux droits humains. La prédominance du droit constitutionnel dans la gestion d’un pays est une évidence et il n’est donc pas nécessaire de l’affirmer nommément. Une acceptation de cette initiative ne modifie donc en rien la portée du droit suisse actuel et ne constitue donc qu’une confirmation de la constitution actuelle.

Pourquoi alors tant d’institutions tentent d’influencer les citoyens pour qu’ils rejettent cette initiative? Elles le font à titre privé pour des raisons économique, idéologique ou éthique peu avouables et, souvent, par mépris de la volonté populaire.

Deux arguments sont avancés pour justifier leur opposition. L’initiative violerait les droits de l’homme. Cela sous-entend donc que nos ancêtres qui ont créé la Suisse d’aujourd’hui étaient des malfrats qui méprisaient les êtres humains notamment dans la rédaction de la Constitution. L’initiative nécessiterait la renégociation de certains traités internationaux. Les fonctionnaires et les politiques qui ont élaboré et signé les textes desdits traités ont délibérément violé la Constitution et ils devraient être poursuivis pénalement.

Il est évident que ces arguments utilisés pour influencer les citoyens sont fallacieux et ne méritent aucune crédibilité quoique les prises de position de certains partis laissent planer un doute quant à l’existence de pratiques troubles.

Lorsque nous devons voter ou élire, il conviendrait de réfléchir un instant aux deux phrases ci-après sans suivre aveuglément les recommandations car ces dernières n’ont quelquefois rien à voir avec le contenu du texte à approuver ou à rejeter: si je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais. Si je pense être un expert, je ne dois pas oublier que la raison en est un plus grand.

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