Courrier des lecteurs

04.03.2021Électromobilité

Du côté des constructeurs automobiles institutionnels, on aura compris que sans Tesla, le véhicule électrique (rien de nouveau malgré les apparences) serait resté un argument de vente peint en vert, sans réelle volonté de bifurquer sur des technologies avec moins d’impact sur les individus. Sur cinquante ans de brûlage de ressources fossiles non renouvelables, les conséquences sur la santé et l’environnement sont supérieures au bilan de la crise actuelle

Cela étant dit, il y a un mal qui touche l’électromobilité, proche de l’ancien paradigme: à renfort de publicités et de marketing, c’est la course à l’accélération, à la puissance et à l’autonomie. La puissance des batteries s’envole (le poids aussi) quand une batterie de 50-60 kW pourrait suffire à couvrir la majorité des besoins en mobilité. Résultat des courses: on finit par déplacer des batteries et plus des personnes, ce qui n’est pas l’objectif souhaité pour un meilleur avenir commun. Nous aurions tout à gagner si les constructeurs et les importateurs comprennent enfin qu’ils ont une responsabilité environnementale et sociale à respecter.

Les voitures de tourisme sont à elles seules responsables de 72% des émissions à gaz à effet de serre du secteur des transports en Suisse (32,4% des émissions totales). Et si l’heure et l’urgence n’étaient plus à la soumission aux intérêts particuliers?

Construisons ensemble un monde en accord avec nos besoins et dans le respect du bien commun. Une régulation active sera la clef d’un avenir ni meilleur ni mieux, mais d’un avenir, l’enjeu est là.

David Guglielmina, 1920 Martigny
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