courrier des lecteurs

Valaisans, indignez-vous! Non à la loi sur la santé

13 oct. 2011

C'est la dernière chance pour les Valaisans de dire haut et fort qu'ils veulent garder dans leur canton une médecine de pointe, comme l'ancienne loi le prévoyait, ainsi qu'un hôpital fort à Sion, pour ne pas être obligés d'aller se faire soigner hors canton. C'est la dernière chance pour les Valaisans de faire confiance aux 12'000 personnes et à ces médecins qui sont inquiets que la planification hospitalière n'appartienne plus ni aux professionnels de la santé ni au canton. (Conclusion de l'audit.) C'est la dernière chance pour les Valaisans de s'exprimer avec courage et dire aux politiciens: on ne veut plus de vos querelles politiques, on ne veut plus cette administration arrogante et méprisante. On veut des gens responsables qui défendent les intérêts des patients et du personnel hospitalier. C'est la dernière chance pour les Valaisans de dépasser les querelles partisanes régionales (Haut, Centre et Bas) et de dire aux politiques: on est d'accord pour un projet commun, mais qu'il soit transparent et respectueux des différences culturelles et linguistiques de ce canton. C'est la dernière chance pour les Valaisans d'avoir dans la loi des structures neutres qui évaluent la qualité des soins, et qui supervisent l'information interne et externe. Dans un monde où les vraies valeurs morales disparaissent au profit du mensonge il est difficile de faire passer des vertus comme l'honnêteté, la cohérence, la responsabilité, l'engagement, l'éthique auprès du peuple qui n'y comprend plus rien. Dans cette triste histoire le vrai malade, contaminé et contagieux, est aujourd'hui l'Etat avec ses institutions qui ont perdu toute crédibilité, toute légitimité, rongé qu'il est par le pouvoir et les intérêts personnels. Je voterai non à la LEIS parce que je veux que ceux qui l'ont signée ouvrent les yeux de l'autocritique, et se remettent au travail. Ce n'est pas une honte. Il n'y a aucune urgence à l'accepter actuellement et l'avenir médical du Valais est en jeu. Comment ne pas être indigné devant cette campagne de désinformation, seule parade trouvée par la classe politique pour cacher l'incapacité qu'elle a à changer? Dire non c'est demander de la transparence et le respect des règles démocratiques. Alors indignez-vous, chers Valaisannes et Valaisans, et votez non à cette loi désuète!