courrier des lecteurs

Oui à l'avenir de notre économie

21 janv. 2009

Le 8 février prochain, nous serons amenés à nous prononcer sur la reconduite des accords bilatéraux concernant la libre circulation et sur l'extension de ces accords à la Bulgarie et à la Roumanie. La libre-circulation actuelle avec l'Union européenne a fait ses preuves en permettant aux personnes qu'on ne trouve pas sur le marché du travail local d'être recrutées dans l'UE afin de soutenir notre économie. Elle mérite largement d'être soutenue et pour cette seule raison, un OUI s'imposerait déjà au paquet proposé. Toutefois, l'extension aux deux autres membres de l'Union européenne ne doit pas simplement être vue comme la contre-partie négative des avantages générés par la libre circulation avec les autres pays de l'UE. La libre circulation avec la Roumanie et la Bulgarie est aussi bonne pour la Suisse puisqu'elle permet d'agrandir le bassin de recrutement pour les entreprises helvétiques qui ne trouveraient pas toutes les compétences nécessaires à leurs affaires chez nous. Quant aux oiseaux de mauvais augure qui ne voient dans cette extension que les risques liés à une immigration limitée aux malfrats et autres voleurs, il est aisé de leur répondre que l'immigration sera réduite puisque des quotas restreindront le nombre d'immigrés roumains et bulgares durant sept ans et qu'au-delà, des mesures pourront encore être prises si les conséquences s'avéraient négatives pour la Suisse. De plus, il faut un permis de travail pour pouvoir séjourner en Suisse. La Suisse a besoin de la libre circulation et elle a pris les mesures nécessaires pour protéger ses citoyens et leurs conditions de travail. Lors de la dernière votation relative à l'extension de la libre circulation, on nous a aussi promis l'enfer si le oui l'emportait. Cette extension a été acceptée et aucune des craintes émises à l'époque pour effrayer la population ne s'est vérifiée. Gageons qu'il en sera de même suite à un OUI clair le 8 février prochain.
par JDC Vr Yannick Buttet, président; Emilie Bornet, secrétaire