courrier des lecteurs

Feu sur les armes à feu

18 janv. 2011

Cette initiative préconise une série de contraintes en matière de possession et d'utilisation d'armes à feu. Un drame humain est source de douleurs, de chagrins, que ce soit suite à un accident de la circulation, de montagne, d'armes à feu, etc. Toute personne qui en est affectée mérite compréhension, compassion. Les mesures proposées sont inadaptées en la circonstance: champ d'application compliqué, coûteux et inutile à certains égards, donc de sérieux doutes quant à leur efficacité. Les effets pervers ou les côtés négatifs en sont en substance les suivants: – Le mécanisme de cette initiative touche essentiellement le monde de l'honnêteté et de la liberté individuelle. – Il est pratiquement inefficace face à la malhonnêteté se faufilant dans les eaux troubles de la clandestinité. – Il pousse à l'augmentation de la tricherie (numéros de fabrique d'armes trafiqués, occultés, documents falsifiés, etc.). – Il renforce le marché noir, les réseaux internationaux dangereux qui, par essence, échappent à tout contrôle officiel. – Il fait par voie de conséquence accroître le volume d'enrichissements de ces milieux. – Il ne permet pas de diminuer le rythme des règlements de compte, des braquages, des agressions, etc., surtout ceux perpétrés au moyen d'armes illégales en provenance d'autres pays. – Il néglige le sujet de l'arme blanche (couteau, etc.) pourtant largement en tête de liste des crimes, des délits graves commis en Suisse. A cet égard, le magazine "L'Hebdo" No 4 du 25 janvier 2001 titrait déjà: "Couteau arme du crime No 1". L'esprit de l'initiative, caressant une certaine idéologie, met en évidence un terreau émotionnel et cultive dans ce sillage un travail de sape dont l'objectif est de supprimer à terme l'armée, le droit de chaque citoyen de posséder une arme à feu et de tuer ainsi à petit feu les activités des tireurs sportifs, des chasseurs, des collectionneurs, etc. Cette initiative, qui ne s'attaque pas aux causes, mais se nourrit des seuls effets, devra impérativement être refusée, sinon nos espaces de liberté et de responsabilité seront entravés ou perdus à tout jamais.
par Société de tir sportif du Beulet, Saint-Léonard, Jules-Emile Rey