courrier des lecteurs

FER-Vs: non et oui

19 nov. 2008

C'est avec vigueur que les membres de la Fédération des entreprises romandes, section valais, s'opposent à l'initiative intitulée "Pour un âge de la retraite flexible". Celle-ci met en danger la pérennité financière de notre principale assurance sociale et elle condamne toute réflexion sur une véritable flexibilisation de la retraite. Cotiser moins et obtenir des prestations plus importantes, pour un coût très faible, vous y croyez vraiment? Nous non! Si l'AVS jouit d'une situation financière relativement saine jusqu'à présent, c'est parce que des mesures d'assainissement ont été prises à temps pour permettre d'assurer le versement de rentes adéquates. Le vieillissement de la population est une préoccupation générale en Europe. Le rapport entre actifs et rentiers ne cesse de diminuer. Pour faire face à cette situation, la plupart des pays européens ont pris des mesures pour consolider les systèmes d'assurance vieillesse. L'initiative de l'USS va à contresens de ces réformes. De plus, ce pillage de l'AVS ne profitera finalement qu'à une catégorie privilégiée de la population, dont les revenus se situent juste en dessous du plafond de revenu fixé par les initiants. Une fois les caisses vidées, il ne restera plus rien pour une vraie retraite flexible, destinée à ceux qui en ont le plus besoin. Quant aux futurs retraités, qui financent les rentes versées aujourd'hui, il ne leur restera plus que les yeux pour pleurer. Notre fédération rejette donc fermement cette initiative qui met en danger notre AVS. La FER-Vs soutient par ailleurs l'initiative sur le droit de recours des organisations. Même si sa portée est relativement modeste, elle remettra le droit de recours à sa juste place, en faisant prévaloir le pouvoir du peuple sur celui de particuliers. Elle contribuera par ailleurs à limiter les abus – notamment lorsque le droit de recours est détourné pour être utilisé comme arme de négociation – et permettra ainsi d'éviter que d'importants chantiers s'enlisent dans des procédures longues, inutiles et coûteuses, quand ils ne sont pas tout simplement abandonnés. C'est l'économie, l'emploi et finalement la population qui en sortiront renforcés. Les associations qui n'instrumentalisent pas le droit à leur profit n'auront rien à craindre de cette limitation qui concerne moins de 5% des recours. Dans un état de droit c'est à l'autorité de faire la pesée des intérêts entre la protection de l'environnement et le bien-être économique. Après une votation populaire, il n'est pas acceptable que des privés qui n'ont de compte à rendre à personne puissent paralyser un projet en spéculant sur la durée interminable des procédures.
par Le secrétaire: Gaby Juillard