courrier des lecteurs

Bilatérales: raisonnable de dire oui

12 janv. 2009

Cet accord permet l'extension des bilatérales à la Roumanie et la Bulgarie. Quel risque? Le dumping salarial est écarté par les mesures sévère mises en place par nos autorités politiques, syndicales et patronales. Mesures abandonnées en cas de refus. Rappelons que le Valais fait plus de 60% de ses exportations avec l'Europe et qu'un refus serait un camouflet pour ces pays, apporterait un rafraîchissement dans nos relations commerciales avec eux, un coup de frein à nos volumes d'échange. Aggravation du chômage et social en difficulté. De plus, ces travailleurs occuperont des emplois que les Suisses ne veulent plus et permettront à nos entreprises de rester chez nous, de ne pas fermer, de ne pas délocaliser à l'étranger. Ces pays ont une progression de leur PIB de 4 à 8%. Clients potentiels intéressants. Les temps sont durs, ça compte. Indispensables diversifications au niveau mondial. Aujourd'hui, il n'est plus possible de négocier seul. Nous avons besoin de tous. L'Europe pourrait très bien fermer ses portes à nos produits et ce serait très dommageable pour notre niveau de vie. Les bilatérales ont été sources de bien-être, de plein emploi. Nous avons les salaires parmi les plus élevés du monde et le taux de chômage le plus bas. Sécurité sociale solide. Les créations d'entreprises n'ont jamais été aussi nombreuses. L'accélération des procédures administratives a été très favorable à l'implantation de nouvelles industries. Il est donc raisonnable de voter oui, le 8 février prochain.
par Amédée Duc, Crans-Montana