courrier des lecteurs

Les soins, un luxe?

20 sept. 2009

Les hôpitaux et les maisons de soins infirmiers sont confrontés à une pénurie de personnel. Les écoles des professions de la santé n'atteignent de loin pas le nombre requis d'élèves. Le manque croissan“t de personnel dans le secteur des soins comporte plusieurs raisons: les bas salaires pour les nouveaux arrivants semblaient motiver peu. Ainsi, les infirmières gagnent, en première année de formation, 2000 francs par mois, mais uniquement pendant le stage. Au cours des mois d'études, il n'y a pas compensation pour eux, beaucoup de jeunes ont rapidement des difficultés financières. C'est exactement ici que se trouve le problème, enfin, les politiciens préfèrent rester aveugles et ignorants! La raison principale du manque de personnel dans les soins est le changement radical du parcours de formation. Auparavant, les stagiaires ont été payés durant l'entité de l'apprentissage. La formation niveau II des soins, est devenue une formation de luxe. Les jeunes s'intéressent à cette profession, mais, ce métier difficile, accompagné par beaucoup de stages pratiques, ne rapporte pas un franc à un étudiant-travailleur! Cela ne va pas! Toujours à cette époque même, on a lancé la formation des soins communautaires, idée basée sur le "low-cost" ou bas salaires. Mais dans ces domaines, il n'y a pas d'offres d'emploi - ou presque. On leur propose de continuer leur formation à la Haute Ecole. Le changement de système est une véritable catastrophe! Les personnes qui entreprenaient un changement de carrière à l'horizontale se trouvent devant les porte closes. Le problème ne sera pas allégé, puisque la politique est sourde et muette en surplus. On préfère envoyer les personnes pas assez formées vers les ORP pour en faire des assistés, on les laisse tomber au lieu de les former. Puis les politiciens préféreraient importer des infirmières d'Asie, mais elles ne veulent plus venir ici! Le passage de l'apprentissage dans les soins vers une formation Haute Ecole est une erreur fondamentale.
par Nom connu de la Rédaction , Pont-de-la-Morge