Courrier des lecteurs

22.04.2021Bruit: comment osent-ils?

Nos CFF et la Confédération investissent des milliards pour la lutte contre le bruit. Des murs antibruit sont construits le long des voies de chemin de fer dans les agglomérations, idem pour les autoroutes. Les revêtements de nos routes sont régulièrement refaits pour atténuer le bruit des pneus de nos voitures. La volonté politique de s’attaquer à cette nuisance omniprésente qui affecte une toute grande partie de la population du pays est donc clairement affirmée via ces dépenses somptuaires pour tenter de répondre aux normes légales de l’OPB (Ordonnance sur la protection contre le bruit).

Il y a toutefois des mesures bien plus économiques et faciles à mettre en place pour diminuer de façon significative le bruit de nos déplacements. Lorsque j’entends un motard ou un jeune à vélomoteur pétarader de façon débile et inutile, je me demande à chaque fois: comment ose-t-il? Oui comment ose-t-il traverser une ville au ras des terrasses de café ou d’un paisible village en dérangeant au passage des centaines, voire des milliers de gens pour se déplacer. Les solutions techniques existent pour que ces engins ne soient au moins pas plus bruyants qu’une voiture. Nos policiers devraient être plus exigeants avec ces individus et mettre en fourrière les véhicules trafiqués en amplifiant la mesure à chaque récidive. Ils ne méritent de loin pas la mansuétude de nos autorités.

Une autre mesure tout aussi économique est bien sûr la limitation de la vitesse dans les agglomérations. Le passage du 50 km/h au 30 km/h diminue le bruit de moitié et rend nos villes et villages bien plus conviviaux et bien moins dangereux, cela est attesté par de nombreuses études concordantes. Quasiment pas un sou de nos impôts pour une efficacité pourtant maximale, allons-y!

Mario Travelletti, 1966 Ayent
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