courrier des lecteurs

Des bulles, oui mais des valaisannes!

25 janv. 2008

A propos de l'article paru le samedi 29 décembre 2007 dans "Le Nouvelliste", signé Paul Vetter. Moi qui visite assez souvent le Valais, soit pour le ski ou pour les randonnées en montagne, dans le Bas ou dans le Haut-Valais, soit dans une grande station ou dans un petit village, à Brigue, Sierre ou Sion, je ne sais pas où consommer "ces fameuses bulles valaisannes", d'ailleurs bien aimées par moi! Ni la gastronomie valaisanne, ni les hôteliers ne présentent ces fameux produits, et même pas l'œnothèque du château de Villa à Sierre, laquelle est pourtant vraiment prédestinée pour faire connaître ces produits régionaux. Etant hôtelière et gastronome, je ne comprends pas ce phénomène, alors qu'en plus, boire une coupe de vin mousseux est devenu très commun, grâce au Prosecco. Après le ski, au bar de l'hôtel ou au bistro, etc., cela fait plaisir de boire une coupe de vin mousseux et encore d'avantage en Valais, si c'est un produit valaisan! Chaque occasion n'est pas faite pour boire du fendant ou du champagne, à table l'on boira quand même vos vins. Je suis par ailleurs persuadée que même "chez nous", de l'autre côté du tunnel, beaucoup de consommateurs préféreraient boire un mousseux de qualité suisse au lieu de ces produits inférieurs qui nous sont si souvent servis sous la dénomination de Prosecco. Dans la "Usserschwytz", le marché du mousseux se développe de plus en plus et chaque bistro, pizzeria ou cabane de montagne sert aujourd'hui du Prosecco de la bouteille et les calculateurs futés le servent même en boîte ou en petite bouteille! N'y a-t-il vraiment pas un marché pour un produit valaisan de qualité entre le Prosecco bon marché et un grand champagne? Allez, les Valaisans, un peu de courage, d'innovation et de créativité dans le traditionalisme, s'il vous plaît! La Suisse occidentale s'approche encore plus de vous avec l'ouverture du tunnel, il faut donc aussi mettre au plus vite en évidence des produits de la vigne et ne plus vous attarder sur le problème de l'AOC de votre fameuse raclette! Il ne faut pas attendre la Saint-Sylvestre 2008 pour pouvoir trouver un bon mousseux rafraîchissant, les habitudes du consommateur ont depuis longtemps changé. En ce qui me concerne, la prochaine fois que je suis en Valais, je vais à la découverte de ces produits mousseux que vous présentez dans votre article et que je ne connais pas encore (Fils Maye et Provins). Qui sait, peut-être trouverai-je à l'avenir même l'un ou l'autre produit sur la carte d'un restaurant et, qui plus est, même servi au verre? Pourquoi les producteurs ne font-ils pas plus d'efforts pour faire connaître ces vins mousseux au grand public, par exemple en les plaçant dans les vinothèques où le public aurait l'occasion de les déguster et de les acheter, ainsi que le propose le château de Villa pour les autres vins valaisans?
par Ruth Lévy, Thoune