16.01.2019Climat : les justes grèves de jeunes

Voici des propos qu’on entend régulièrement et qui ont leur part de vérité: «Ils seront plus crédibles s’ils font une manifestation pacifique hors temps scolaire» (c’est le cas actuellement en Valais). «Ils prennent régulièrement l’avion et se battent pour le climat.» «Au lieu de parloter, ils devraient discrètement faire des efforts concrets chacun dans leur coin.»

Qui sommes-nous pour tenir ces jugements hâtifs et superficiels? Des adultes consommant encore plus que nos enfants? Des politiciens soucieux de protéger des lobbys et ne voulant pas de critiques trop démonstratives? Des personnes ne voulant pas se poser les bonnes questions?

Les grèves de jeunes, par leur impact médiatique recherché, dérangent et c’est un moindre mal! Il s’agit certes de faire une pression de rue sur les politiciens mais aussi et surtout d’inventer un nouveau récit fédérateur: les nécessaires actions personnelles ont d’autant plus de chances d’aboutir lorsque les individus se sentent portés par une collectivité. Le moyen employé peut paraître trop radical à plus d’un: on devrait favoriser la réflexion pour arriver éventuellement à une lente conversion intérieure sur nos habitudes de consommation.

Oui mais un facteur vient tout bousculer: le temps manque! Et le cri des scientifiques sur la rapidité des changements ne semble pas vraiment être suivi d’efforts en conséquence. Nous devrions tous l’intégrer, nous sommes devant le plus grand défi de l’humanité, celui de notre survie. Les jeunes, à leur manière, nous appellent à nous secouer. Ecoutons-les! Et sachons comprendre une forme de désobéissance civile quand les enjeux l’exigent: des étudiants sont prêts à assumer des sanctions car celles-ci sont à leurs yeux quelque part dérisoires devant la lutte pour la vie. Belle leçon de courage civique!

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