Courrier des lecteurs

03.01.2020Client ou Patient?

Dans le message des sept Sages accompagnant l’Ordonnance Fédérale sur le financement des hôpitaux suisses de 2012, le seul constat, vrai, que tant la clinique privée que l’hôpital public soignaient bien suffisait à écarter l’analyse qualitative pour se concentrer sur la quantitative, soit ne considérer que le coût engendré par un système qui fonctionnait bien.

Pourtant, c’est bien dans le patio qu’attendait le client qui proposait une solution au Maître de maison, à l’époque lointaine de la Rome Antique! Et non le client ainsi fait roi, parce que sa solution était aussi financièrement intéressante, mais pas nécessairement la bonne pour tous les membres de la famille logés dans la Domus antique, imposant au Maître le soin de faire son choix final.

Six ans plus tard, le même Conseil Fédéral reconnaissait que le choix de la compétition laissée aux bons soins de quelques fauves n’était peut-être pas la solution tant recherchée du moindre coût!

En mathématiques, la différence s’exprime par la simple adjonction d’un petit cône aux barres parallèles du signe «égal». Le calcul vectoriel exprime alors la direction du mouvement engendré. Relevons donc le mouvement engendré sur une simple feuille de papier. La clinique privée va chercher son futur client par le biais de sa publicité ciblée. L’hôpital public reçoit son patient qui souffre et attend une solution à son mal, quel qu’il soit. 

Les mathématiques, science rigide s’il en est, imposent le mouvement engendré, mais pas n’importe où. A droite de la barre «égal» pour la clinique privée, et à gauche de la barre assignée à l’hôpital public, institution d’Etat sans motivation financière autre que d’équilibrer ses comptes financiers. Soit deux barres horizontales de directions opposées, expression toute simple de la Vérité. 

Coquoz Etienne, 1918 La Tzoumaz
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