04.05.2019Ah! ça ira! ça ira! ça ira…

La loi sur la santé soumise au Parlement valaisan révèle de bien curieuses choses… En effet, on attend d’une loi sur la santé qu’elle traite précisément de la santé des personnes. Ce point est par ailleurs conforme à la mission essentielle d’un Etat, qui est de protéger la vie de ses citoyens; car à quoi peut-il bien servir, sinon à permettre que les membres qui le constituent puissent vivre?

Or la question essentielle discutée, dont le quotidien s’est fait largement l’écho, n’a pas été de savoir comment préserver la vie et la santé des personnes, mais comment leur permettre de se tuer.

Au fond, la nouveauté de loi sur la santé serait de confier à l’Etat le soin de régler la question de la peine de mort puisque lui incomberait non seulement le devoir de permettre à ses citoyens de tuer leur propre personne, mais également le devoir de permettre à d’autres personnes d’aider quelqu’un à tuer sa propre personne. En d’autres termes, l’Etat aurait le devoir de permettre à un citoyen condamné par les médecins de monter sur la guillotine et d’en actionner le mécanisme fourni par une tierce personne. Beau progrès! Et beau message envoyé aux jeunes mal dans leur peau!

Par cette loi, l’Etat reconnaîtra formellement qu’il existe des vies qui ne valent pas la peine d’être vécues. Or pourquoi un vieux aurait-il la liberté de se suicider? Parce qu’il coûte? Et pourquoi un jeune ne disposerait-il pas de cette liberté? Parce qu’il est encore rentable? Ou que l’Etat attend

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