Courrier des lecteurs

10.05.2021A propos des allocations familiales

«J’aime donner quand les autres paient!» Cette réflexion me vient à l’esprit quand on suit les délibérations du Grand Conseil au sujet de la hausse des allocations familiales.Nous sommes tous d’accord pour aider les familles, et par là encourager la natalité. Sauf que la charge de ces bonnes intentions incombe entièrement aux entreprises. 

En effet, la répartition paritaire des cotisations telle qu’on nous la présente, afin de faire mieux avaler la pilule, est un faux-semblant. Quel salarié accepterait sans rechigner de voir son salaire amputé par une déduction supplémentaire? Que la chose soit claire: l’entièreté du coût des allocations incombe à l’entreprise. Laquelle est obligée d’augmenter le salaire brut afin de réduire l’impact de la nouvelle déduction. Le montant supplémentaire de la charge pour les employeurs serait de 28 millions de francs, nous dit-on! C’est considérable.

Les inventifs technocrates français ont abusé de cette méthode pour financer un état social démesuré, avec pour conséquence un coût du travail exorbitant, des salariés frustrés et la disparition des PME. Nous ne devons pas suivre ce modèle. Les entreprises paient déjà suffisamment d’impôts et de taxes. Après les terribles épreuves de la pandémie, il me semble déraisonnable de leur imposer de nouvelles charges.

Jérôme Monnat Sr., 1912 Leytron
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