Courrier des lecteurs

09.05.20211970, oui aux pesticides…

Pour conduire ma voiture, je jette régulièrement un rapide coup d’œil dans le rétroviseur et je poursuis mon chemin en regardant vers l’avant. Pour voter, il m’arrive de faire la même chose. Regarder dans le passé pour décider de l’avenir. C’est ce que j’ai fait pour décider mon vote concernant les deux lois sur les pesticides. 

En 1970, un tiers des 3,7 milliards d’habitants de notre planète étaient sous-alimentés. Les futurologues prédisaient un doublement de la population mondiale pour l’an 2000. Tout laissait penser que les sous-alimentés passeraient alors de 800 millions à près de 2 milliards. Les années 70 étaient des années de violence. 100 conflits armés par année! Dont la guerre au Vietnam qui a fait plus de 3 millions de morts. La peur régnait car tout permettait de penser que la famine allait engendrer un nouveau conflit mondial. 

En 2020, nous sommes près de 8 milliards sur cette planète et le nombre de ses habitants sous-alimentés est de 0,8 milliard. Nous avons échappé à la guerre grâce à la «révolution verte» dont l’un des outils a été l’utilisation des engrais chimiques et des pesticides. Ces produits ont rendu un grand service à l’humanité! Nous n’en avons plus besoin, je voterai 2x oui. 

Actuellement, un habitant sur 10 ne mange pas à sa faim, c’est une grave injustice. D’autant plus grave que si nous cessions de jeter des aliments (surplus, date dépassée…) nous pourrions les nourrir sans augmenter la production alimentaire, voire même en la diminuant.

Albert Roserens, 1991 Turin(Salins)
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