Que la lumière soit sur la culture en danger

La nuit du 22 juin, une quarantaine de lieux culturels en Valais ont participé à l'action "Night Of Light" et se sont éclairés en rouge. L'événement réunit 800 lieux et près de 1000 entreprises en Suisse. Une sensibilisation nécessaire.
22 juin 2020, 17:04
/ Màj. le 23 juin 2020 à 08:05
Le Théâtre Le Baladin à Savièse.

Tout est parti d’Allemagne. Près de 5000 lieux culturels ont répondu à l’appel de «Night Of Light», une action destinée à frapper les esprits et à faire la lumière sur la situation délicate, infiniment fragilisée par la crise du coronavirus, que traversent actuellement les salles de spectacles et les entreprises fournissant la technique et les infrastructures de scène.

«C’est une alerte rouge»

En écho direct, la Suisse a emboîté le pas du grand frère germanique, avec 800 lieux culturels mobilisés, ainsi qu’un milier d’entreprises solidaires. En Valais, une quarantaine de lieux ont adopté la démarche. Cette nuit du 22 juin, les bâtiments abrîtant ces salles de spectacles, ces bureaux et locaux d’entreprises se sont allumés en rouge pour sensibiliser l’opinion. «C’est effectivement une alerte rouge», explique Carmen Bender, secrétaire générale de l’association ARTOS, qui a relayé l’initiative en Suisse romande. Cet organe faîtier des professionnels de la scène s’est déjà distingué sur les réseaux sociaux en invitant toutes les personnes travaillant dans la culture à arborer ces mots: «La culture est mon métier» en photo de profil. 

«La culture et l’événementiel, c’est 6% du PIB»

«L’idée, c’est de montrer la dimension, l’importance que le secteur a en Suisse. Il faut savoir que le domaine culturel et événementiel représente 6% du PIB. On a le sentiment que le message n’est pas vraiment bien passé auprès des autorités. Alors que le déconfinement avance, on a l’impression qu’elles considèrent que les choses peuvent reprendre pour la culture. Mais la vérité c’est que tout est bloqué. Nous ne sommes même pas sûrs que les théâtres pourront rouvrir cet automne.»

par Jean-François Albelda