Coronavirus: le retour des câlins, une bonne nouvelle mais la prudence reste de mise

Grands-parents et enfants en bas âge peuvent à nouveau se faire des câlins. Un acte plus que symbolique mais la prudence reste de mise. Réactions en Valais.

27 avr. 2020, 17:41
Grands-parents et enfants en bas âge peuvent à nouveau s'étreindre.

L’étreinte entre les grands-parents et les enfants en bas âge est à nouveau possible selon le Dr Daniel Koch, le délégué pour le Covid-19 de l’OFSP. En Valais, les spécialistes du domaine réagissent.

A lire aussi : Coronavirus: les grands-parents peuvent à nouveau étreindre leurs petits-enfants, selon Daniel Koch

«C’est une excellente nouvelle si elle est confirmée, à la fois pour les grands-parents, mais également pour leurs petits-enfants en raison de l’importance de leur relation mutuelle, souligne le Dr Martial Coutaz, Chef du Pôle de gériatrie du Centre Hospitalier du Valais Romand. Pour les grands-parents, en dehors de l’affection et de l’amour que procure cette relation, elle renforce aussi le sentiment d’utilité de leur existence et valorise leur présence dans cette société où ils ne sont plus considérés comme actifs. Pour les petits-enfants, c’est le retour de repères sécurisants et bienveillants, moins pressés, attentifs, qui participent à leur construction identitaire.»

Il est rejoint par Yann Tornare, directeur de Pro Senectute Valais-Wallis, bien que ce dernier en appelle à la précaution. «Si cela peut en effet paraître une bonne nouvelle pour les aînés, pour qui il est de plus en plus compliqué de rester confinés, qui ne peuvent plus faire d’activités et dont les petits-enfants manquent énormément, il faut toutefois rester extrêmement prudent avec cette annonce.» Les aînés demeurent une population à risque et le mélange des générations doit toujours être évité.