02.08.2017, 16:04

Grêle: les vignes de Conthey et de Savièse fortement touchées

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Intempéries Pour l’heure, une trentaine d’hectares de vignes ont été signalés comme fortement endommagés par la grêle qui s’est abattue sur le Valais central mardi en fin de journée.

"L'impact global est difficile à estimer. Il y a de gros dégâts, mais sur un petit territoire", relativise Pierre-Antoine Héritier, président de la Fédération valaisanne des vignerons. "Par contre, les vignes touchées l’ont été très fortement", détaille Pierre-André Roduit, chef de service de la viticulture. Ce sont principalement les hauts de Conthey et Savièse qui ont subi l’attaque des grêlons. Quant à Emmanuel Chassot, président du syndicat des vignerons de Conthey, il évalue à une centaine d’hectares les parcelles qui ont subi l’attaque à des degrés divers.Provins, très représenté dans cette région, jauge à 5 à 6 hectares le vignoble endommagé. 

Deux ans de pertes

Des feuilles hachées menues balayées par le vent le long des routes qui bordent les vignes. Des raisins blessés qui ont viré du vert à une teinte brunâtre peu appétissante. Des ceps couchés, dénudés… Un paysage de désolation pour le vigneron.

"On voit que le bois a été abîmé, il n’y a plus de feuilles, les raisins n’arriveront donc pas à mûrir car sans feuilles, il n’y aura pas d’assimilation chorophyllienne. La plante ne recevra plus de sucre. La vendange est foutue ", explique Hervé Fontannaz de la cave La Tine à Conthey. 


Les bois dont les yeux ont été attaqués ne seront pas fructifères l’année prochaine. ©Héloïse Maret


Certaines parcelles sont entièrement détruites. D’autres partiellement. Mais pour sauver ce qui peut l’être, la vigne doit être traitée immédiatement pour éviter le coître, une maladie provoquée par un champignon qui se manifeste surtout après une chute de grêle.

"Tout ne pourra pas être récupéré, et les bois dont les yeux ont été attaqués ne seront pas fructifères l’année prochaine. La perte se répercutera sur deux ans", commente encore Hervé Fontannaz. 

Les vignerons valaisans ne sont en général pas assurés contre la grêle. "Parce que, par rapport au risque encouru, ça coûte assez cher (autour 2000 francs l’hectare)", glisse Pierre-Antoine Héritier. 

"Le ciel est fâché"

Une année difficile pour la viticulture qui a déjà dû faire face à un énorme gel au mois d’avril. "On est puni parce qu’on a réduit le nombre de messes à Savièse le 20 avril 2017. Le 22 avril, tout a gelé. Et voilà que maintenant on a la grêle. Le ciel est fâché", aurait confié un vieux  Saviésan. "Et on ne sait pas encore ce qui nous réserve la suzukii", lâche un autre vigneron dépité.

"Nous ferons le bilan à la fin des vendanges pour lesquelles nos vignerons font un travail monumental depuis le début de l’année", conclut Raphaël Garcia, directeur de Provins.


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