18.05.2012, 10:25

Ayent: ouverture du Musée valaisan des bisses

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La maison peinte de Botyre abrite le Musée des bisses valaisans.
Par Sonia BELLEMARE

Decouverte Le Musée valaisan des bisses ouvre officiellement ses portes le 23 mai à Ayent.

«Ici, vous êtes dans la partie contemplative du musée», annonce Armand Dussex, concepteur du musée et président de l’association du Musée valaisans des bisses. On s’assied sur des cubes de bois et on regarde le film de Pierre-Armand Dussex, fils d’Armand, réalisateur indépendant. Il y a en effet de quoi contempler des heures durant ces beaux paysages en bordure de bisses, filmés dans tout le Valais.

«Le mot ‘’bisse’’ est valaisan, même si les canaux d’irrigation existent dans le monde entier», explique Armand Dussex. Qui souligne que la particularité de notre région, c’est qu’ils sont construits dans des endroits très difficiles. En Valais, il y en a 260, qui totalisent  1500 kilomètres. Le plus long d’entre eux est celui de Saxon (26 kilomètres).

Visite guidée

«On entre d’un côté de la maison, on visite les étages, et puis on descend de l’autre», détaille Armand Dussex. Il y a ici autant de salles que de thèmes: «la ligne du temps», «le Bisse dans la mémoire collective», «le bisse et la religion», «l’irrigation autrefois», pour n’en citer que quelques-uns. Le musée possède une belle collection d’objets tels que tornieux, délavre, pelle courbe ou déverseur. Le visiteur pourra aussi fabriquer un bisse ou consulter un milliers de documents, dont la plupart sont à disposition sur des supports informatiques.

Dans ce nouveau lieu dédié aux bisses, on s’intéresse à l’histoire valaisanne. Sur quatre étages dans la Maison peinte d’Ayent (une bâtisse classée du 17e siècle), tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ces cours d’eau particuliers, fruits du travail des hommes.

Hors les murs

L’esprit du musée est aussi à l’extérieur. Depuis un balcon de bois de la Maison peinte, le visiteur pourra voir, 4 kilomètres plus loin, le tracé du Grand bisse de Lens. On trouve aussi un chemin des bisses. Il part soit de la télécabine d’Anzère (4 heures), soit du bas de la station (2 heures), soit encore depuis les mayens d’Arbaz (45 minutes) pour rejoindre Botyre. Cette promenade est balisée. «Notre volonté est de sortir largement des murs. Nous ferons aussi un bisse devant le musée, avec une cabane du garde», poursuit notre guide. Des collaborations sont aussi prévues avec des guides, des accompagnateurs en montagne et la Maison de la nature à Montorge.

Intérêt ethnographiques

Après avoir mis en place des expositions à Anzère, l’idée d’un musée d’importance cantonale a germé dans l’esprit de ce groupe d’amis. Pour ce faire, une association du musée valaisan des bisses a été créée en 2009. Aujourd’hui, elle compte 300 membres, en majorité de la région. Le musée a coûté 900'000 francs, financés par l’Etat du Valais, la Loterie romande, les membres, des donateurs. Un énorme travail de bénévolat a contribué à limiter les dépenses. Pour ne pas oublier qu’avant l’attrait touristique, les bisses ont eu un intérêt ethnographique de grande importance.


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