Arbaz enterre le projet de centre de développement durable

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Vote populaire Les Arbaziens ont largement refusé le projet de centre de développement durable devisé à 19,5 millions. Il aurait dû prendre place sur le terrain de football. L’assemblée primaire a connu une affluence record.

 18.12.2019, 23:38
Le vote a eu lieu à bulletins secrets.

La salle ne désemplit pas à l’heure où la file, à l’extérieur, semble sans fin. Faut-il «sacrifier» le terrain de football pour y implanter un centre dédié à la recherche sur la durabilité? Cette question, point d’orgue de l’assemblée primaire de ce mercredi soir, a visiblement suscité l’émoi dans la commune.

Pour y répondre, 271 citoyens se sont pressés à l’urne. Du jamais vu. Par 232 voix contre 34 (4 abstentions et un nul), ils refusent à bulletins secrets le projet porté par Victoria Brinkler-Leaney, ingénieure établie à Ayent. «Les gens ont voté», se contente de dire la Britannique d’origine. Pour l’heure, elle préfère taire le nom de la prochaine commune potentiellement intéressée.

On ne va pas détruire une infrastructure qui nous a coûté beaucoup d’argent et de sueur, ce serait déplorable.
Un citoyen d’Arbaz

Pas une surprise

L’issue du scrutin était attendue. Depuis plusieurs semaines déjà, une vingtaine de Darbouais hostiles au centre de développement durable alpin (CDDA) mobilisent l’opposition. «Le projet est ambitieux, mais l’emplacement choisi (ndlr: le terrain de foot) est un problème», commence l’un d’eux. «On ne va pas détruire une infrastructure qui nous a coûté beaucoup d’argent et de sueur, ce serait déplorable.» Une salve d’applaudissements ponctue son intervention.

 

 

Dans l’assemblée, une habitante prend la parole. «Qu’est-ce que l’on risque à laisser nos enfants jouer au football à Ayent», interroge celle qui sera la seule à prendre la défense du projet. «Beaucoup d’entre vous ont peur du changement. Mais le changement climatique qui s’amorce me fait encore plus peur.»

Je suis déçu, mais je comprends et respecte la volonté populaire.
Vincent Rebstein, président d’Arbaz

Le président déçu

La commune, partenaire du CDDA, n’a donc largement pas reçu le soutien de sa population. Son président, Vincent Rebstein, nourrit quelques regrets après l’annonce du résultat. «Je suis déçu, mais je comprends et respecte la volonté populaire. Peut-être qu’une autre commune répondra positivement à ce projet. Un travail énorme a été fait.»

Un budget «ambitieux»

Avant le scrutin relatif au CDDA, les votants ont accepté (moins 4 refus et 10 abstentions) un budget jugé «ambitieux». Ce dernier – qui prévoit notamment le réaménagement du centre du village – présente une insuffisance de financement de plus de 1,8 million de francs. La municipalité devra donc recourir à l’emprunt à hauteur d’un million.

Mais mercredi soir, à Arbaz, les finances communales n’étaient à l’ordre du jour que sur le papier.
 


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