30.11.2017, 17:00

Pour réduire ses poubelles, les conseils de Nathalie Senggen, ambassadrice zéro déchet

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La famille de Nathalie Senggen suit les préceptes du zéro déchet. A quatre, ils remplissent un sac de 35 litres chaque 4 mois!

 30.11.2017, 17:00 Pour réduire ses poubelles, les conseils de Nathalie Senggen, ambassadrice zéro déchet

Ecologie A la veille de la taxe au sac, la commune de Fully a invité Nathalie Senggen, ambassadrice du zéro déchet en Valais. La conférence a attiré près de 300 personnes.

Certains arrêteront d’emballer leurs courses dans des sacs en plastique aux caisses, d’autres reviendront aux mouchoirs en tissu ou opteront pour des pâtes achetées en vrac. Mais d’aucun n’égalera le style de vie de Nathalie Senggen dans les mois à venir. Et ce n’est d’ailleurs pas le but. En conférence devant quelques 300 citoyens de Fully, l’ambassadrice valaisanne de...

Certains arrêteront d’emballer leurs courses dans des sacs en plastique aux caisses, d’autres reviendront aux mouchoirs en tissu ou opteront pour des pâtes achetées en vrac. Mais d’aucun n’égalera le style de vie de Nathalie Senggen dans les mois à venir. Et ce n’est d’ailleurs pas le but. En conférence devant quelques 300 citoyens de Fully, l’ambassadrice valaisanne de Zero Waste Switzerland (ZWS) l’a annoncé dès le début. «J’ai mis en place ce mode de vie en 6 ans. N’essayez surtout pas de tout révolutionner du jour au lendemain, vous serez démoralisé et dégouté.»

A l’entendre, le maître mot du mode de vie zéro déchet est l’organisation. «Ce n’est ni plus cher, ni chronophage mais ça demande une volonté sincère de réviser ses habitudes. En allant au marché de Sion tous les vendredis, une à deux fois par mois dans une échoppe de vrac et chez les agriculteurs du coin, j’ai économisé entre 20 et 30%». 

Autopsier sa poubelle

Première étape pour qui voudrait minimiser ses détritus, éventrer sa poubelle pour analyser son contenu. «Je sais, ce n’est pas glamour, mais essentiel ! Et quand on voit que 30% des sacs sont remplis de déchets organiques, on se rend compte qu’il est facile d’économiser des sacs». Ensuite, Nathalie Senggen oriente vers des gestes simples, privilégier les fruits et légumes en vrac plutôt qu’emballés, les paquets en carton plutôt qu’en plastique, emporter sa viande dans des contenants en verre. «En plus, ça vous rapprochera du producteur, car vous instaurez le dialogue !» 

Et l’ambassadrice de rappeler les fameux cinq conseils édités par Béa Johnson, papesse du zéro déchet. Refuser les petits cadeaux dont on peut se passer (stylos, cartes de visite, échantillons) – Réduire le volume d’objets, de matériel et d’habits accumulés en privilégiant la qualité à la quantité – Réutiliser des objets en tissu, verre ou métal pour remplacer le jetable  - Recycler ce qui peut l’être – Composter les déchets organiques.

Pour transposer la théorie à la vie quotidienne, Nathalie Senggen a présenté son kit zéro déchet à savoir un mini-cabas pliable pour les sandwichs à l’emporter, un sac à vrac pour les fruits et légumes, un mouchoir en tissu, une toile en ciré, un thermos et un stylo rechargeable. 

Ne pas se culpabiliser 

Avec beaucoup d’humour et s’appuyant toujours sur ses propres expériences, Nathalie Senggen a voulu amener de la légèreté à ce sujet hautement émotionnel. «La démarche n’est ni culpabilisante, ni radicale, mais plutôt durable et réfléchie. Je ne prétends pas inventer la roue, je reprends juste des méthodes utilisées par nos grands-mères». 

Et de rappeler que tendre au zéro  déchet, ce n’est pas forcément verser dans le végétarianisme ou le véganisme. «Oui, je mange de la viande! Je le dis avant que l’on m’agresse comme cela arrive souvent dans mes présentations », a-t-elle plaisanté. Un partage d’expériences qui fera certainement germer quelques graines chez les auditeurs présents ce soir-là. 

Fully, deuxième commune de Zero Waste Switzerland 

Zero Waste Switzerland fait de l’œil aux communes. «Ce sont elles qui financent la gestion de leurs déchets, elles ont donc tout à gagner de faire des économies à ce niveau», lance Natalie Bino, présidente. Ainsi, après Renens, Fully a adhéré à l’association. Une démarche non-contraignante qui donne plus facilement accès à des animations proposées par ZWS. «Notre politique est de responsabiliser en premier lieu les consommateurs puis les commerces qui doivent reprendre une partie des déchets», explique Philippe Salomon, coordinateur administratif de la commune. Un guide «débutant zéro déchet» est en préparation et sera distribué par l’association aux communes suisses. 


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