11.07.2020, 18:00

Le funiculaire de VerticAlp Emosson roule sur les mêmes rails depuis 100 ans

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Malgré le temps incertain, les 100 ans du funiculaire du Châtelard ont été célébrés avec faste ce samedi, à la grande satisfaction de Pascal May, président du conseil d'administration de VerticAlp Emosson.

Histoire Malgré une météo incertaine, les 100 ans du funiculaire du Châtelard ont été célébrés avec faste ce samedi aux Montuires. L’occasion de revenir sur les principales étapes de ce siècle d’existence.

Ancêtre du parc d’attractions VerticAlp Emosson, le funiculaire du Châtelard a 100 ans. Sa construction avait en effet été lancée en 1919 par les CFF rappelle Pascal May, président du conseil d’administration de VerticAlp: «A la sortie de la 1ère guerre mondiale, le Conseil fédéral a décidé d’électrifier le réseau ferroviaire suisse afin de devenir autonome et de ne plus dépendre du charbon, notamment allemand, qui devenait difficile à obtenir et coûtait de plus en plus cher.»

Les CFF sont alors chargés de construire le barrage de Barberine afin d’assurer une production suffisante d’électricité pour alimenter le réseau. Dès 1920, le funiculaire de Barberine permet d’acheminer, de Châtelard-Village (1125 m) au château d’eau des Montuires (1825 m), le matériel et les ouvriers nécessaires à la construction du barrage.

 

La station d’arrivée des Montuires, juste après la construction du funiculaire. © Photo Mediathèque Valais-Martigny

Après l’achèvement de ce dernier, vers 1925, le funiculaire est conservé pour l’entretien et l’inspection des conduites forcées. Il est aussi utilisé à des fins touristiques dès 1935. C’est d’ailleurs à cette date que les deux cabines couvertes en aluminium, qui pouvaient transporter 60 personnes, sont mises en fonction

 

La même station d’arrivée des Montuires, aujourd’hui, avec la nouvelle cabine. © Photo Héloïse Maret

Le sauvetage du funiculaire

Après la construction du barrage d’Emosson (1969-1973) et le remplacement de l’ancienne conduite forcée, les CFF ne trouvent plus d’utilité pour le funiculaire et décident, en 1973, de le démolir.

 

Dès 1935, avec l’aménagement de cabine couvertes en aluminium, le funiculaire est utilisé à des fins touristiques.© Photo Max Kettel, UVT, Médiathèque Valais-Martigny

«C’est alors qu’est entré en jeu un groupe de volontaires de la commune de Finhaut. Sous l’égide de Bernard Philippin, ingénieur en génie civil, ils se sont engagés pour son maintien. Le funiculaire, qui présente la plus forte déclivité du monde avec une pente maximale de 87%, était sauvé» souligne Pascal May.

Dès 1975, la société anonyme Sateb (SA des transports Emosson-Barberine) exploite le funiculaire et un train panoramique à voie étroite reliant les Montuires au pied du barrage d’Emosson. Deux ans plus tard, un monorail permettant d’acheminer les touristes au sommet du barrage est construit. Il sera remplacé, en 1991, par un ascenseur incliné (minifunic).

Depuis 1977, il est donc possible de relier, via trois installations, le Châtelard au couronnement du barrage d’Emosson. Le trajet total est de 3200 mètres pour 840 mètres d’ascension.

Le temps de la modernisation

En 1999, la Sateb change de nom en Trains Touristiques d’Emosson (TTE), puis Parc d’Attractions du Châtelard en 2004. Enfin, en août 2014, la commune de Finhaut devient l’actionnaire majoritaire de la société et soutient la modernisation du funiculaire.

«Plus de 10 millions de francs ont été investis pour lancer, au printemps 2015, la nouvelle société VerticAlp Emosson. Si le train panoramique et le minifunic ont été simplement rafraîchis, le funiculaire a été refait à neuf avec des cabines panoramiques confortables. La machinerie et le câble tracteur ont aussi été changés, mais les rails d’origine sont toujours en place.»

 

Le funiculaire a été refait à neuf en 2015, mais il circule toujours sur les rails d’origine. © Photo Héloïse Maret

En marquant les 100 ans du funiculaire, on célèbre donc surtout les 100 ans des rails, ce qui témoigne de la qualité du travail effectué à l’époque par la Fonderie bernoise Louis de Roll pour le consortium Dubuis, Dupuis & Gianadda.

A lire aussi : Emotions à VerticAlp Emosson

Le temps de la fête

Météo oblige, le VerticAlp n’a pas été contraint de limiter le nombre de visiteurs en ce samedi de fête. Cette dernière a toutefois pu se dérouler dans de bonnes conditions, les 150 VIP, qui avaient tous payé leur place, ayant eu droit à l’intégralité du programme prévu.

 

Le groupe Gipsy Nouveau s’est produit samedi dans le décor de la Compagnie Neo. ©  Mic Neo

Après un sympathique accueil au pied du funiculaire animé par le groupe The Pearls, les invités ont notamment eu droit à un concert enjoué du groupe Gipsy Nouveau et au magnifique nouveau spectacle aérien de la Compagnie Neo. Baptisé «La danse des branchés», il sera présenté tous les samedis, jusqu’au 29 août, aux Montuires, à proximité de la station supérieure du funiculaire.

 

Le nouveau spectacle de la Compagnie Neo sera présenté tous les samedis aux Montuires. © Mic Neo


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