13.01.2020, 17:30

Monthey: la bagarre à dix contre un rejugée à Sion

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Le Ministère public ne lâche rien: il a requis les mêmes peines qu'en avril 2019 lors du premier procès, soit des peines de prison ferme allant de cinq à sept ans.

Procès Les onze protagonistes d’une violente bagarre qui avait opposé un colosse valaisan à dix jeunes en 2017 à Monthey comparaissent devant le Tribunal cantonal depuis lundi, à la demande du Ministère public et de plusieurs accusés, lors d’un second procès en appel.

En avril 2017, dix jeunes Suisses, Kosovars et Portugais de la région de Monthey s’étaient battus avec un solide paysagiste montheysan qui avait été passé à tabac et lardé de coups de couteau et de tesson de bouteille. Les onze protagonistes comparaissaient ce lundi devant le Tribunal cantonal à Sion à la demande du Ministère public et de divers accusés pour un procès en appel.

A lire aussi : Monthey: dix hommes risquent cinquante-six ans de prison (avril 2019)

A l’issue du premier procès en avril 2019, le Tribunal de Monthey n’avait pas retenu la tentative de meurtre, mais seulement la rixe et les lésions corporelles simples contre neuf membres de la bande, estimant qu’il n’y a pas eu de mise en danger de la vie. Si trois prévenus furent condamnés à de la prison ferme, six autres avaient eu droit au sursis et un dixième fut acquitté. Verdict total: dix-huit ans de prison, y compris les années avec sursis.

«Ils se sentent intouchables»

«Après le premier jugement, cette bande de petites frappes s’est sentie intouchable. Elle s’en est même vantée auprès de la police de Monthey et a multiplié les injures sur les réseaux sociaux», a raconté la procureure Emmanuelle Raboud. Elle ajoute: «Pour la plupart d’entre eux, c’est comme s’ils avaient été acquittés.» Et le Ministère public de demander les mêmes sanctions qu’il avait requises en première instance, soit des peines fermes allant de cinq à sept ans de prison.

«Une policière m’a sauvé la vie»

Les défenseurs des agresseurs du paysagiste ont principalement tenté de démontrer que le paysagiste avait déclenché les hostilités. Mais le Ministère public parle de «la préméditation de cette agression à dix contre un». Plusieurs témoins confirment que ce Valaisan avait été menacé d’être «planté», peu avant de recevoir ces 6 à 7 coups de couteau qui l’empêcheront de travailler pendant un an.

A lire aussi : La bande de Monthey tente d’inverser les rôles (avril 2019)

Pressé par le juge Bertrand Dayer de s’expliquer sur son rôle et son agressivité, ce Montheysan à la carrure imposante a rétorqué: «Si je ne m’étais pas défendu, je serais peut-être mort aujourd’hui. Les médecins m’ont dit que si j’avais des bras moins épais, je n’aurais pas survécu. Je tiens à dire que c’est une policière de Monthey qui m’a sauvé la vie en comprimant une artère.»

Et ça continue

Des prévenus et leurs avocats ont expliqué qu’ils ont changé depuis 2017. «J’ai évolué et appris, mais j’en ai marre de la prison», a lancé l’un d’eux à ses juges. Pourtant, comme pour d’autres prévenus, son séjour derrière les barreaux ne l’a pas dissuadé de continuer à enfreindre la loi. Ce Valaisan vient d’être condamné récemment à deux reprises.

Et il n’est pas le seul membre de la bande à être sous enquête pour de nouvelles affaires. Notamment une agression. Le verdict sera connu prochainement.

A lire aussi : Rixe de Monthey: des peines moins lourdes que prévu (avril 2019)


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