30.12.2019, 17:30

Monthey: condamnations express après une bagarre générale

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La bagarre générale s'est focalisée en face de la médiathèque, vers le parc des bus de la gare AOMC.

Justice Deux hommes avaient participé à une bagarre générale ayant provoqué des blessés en novembre dernier à Monthey. Il a fallu moins d’un mois à la justice valaisanne pour les condamner.

Traumatismes crâniens, blessures diverses. Leurs victimes ont été salement amochées au mois de novembre dernier. Deux jeunes de Monthey ont été condamnés à 90 jours-amendes avec sursis après une rixe dans le chef-lieu chablaisien. Si ce Suisse et cet Italien échappent, pour cette fois, à la prison ferme, ils devront tout de même payer chacun une amende de 500 francs, plus 600 francs de frais de justice.

Nés tous deux en l’an 2000, ils faisaient partie d’un groupe d’une dizaine de jeunes de la ville qui s’étaient opposés le vendredi 1er novembre vers 23 heures à trois Cap-Verdiens. Deux de ces derniers ont été blessés lors de cette véritable bagarre générale ayant débuté vers l’avenue de la Gare pour se poursuivre à l’avenue du Théâtre et se focaliser ensuite en face de la médiathèque vers la gare AOMC.

Les règles de la rixe

Outre un traumatisme crânien simple, les deux Cap-Verdiens s’en sortent avec des plaies et contusions. Mais ils ont renoncé à déposer plainte. Les deux condamnés ont reconnu avoir donné un ou des coups de poing.

En cas de rixe, la justice n’a pas besoin de déterminer qui a donné les coups ayant provoqué les blessures. Toute personne qui entre dans une telle bagarre généralisée peut être tenue responsable de l’ensemble des blessures. Le législateur a tenu compte de la difficulté de déterminer le rôle des protagonistes qui ont tendance à tous nier avoir porté les coups les plus dangereux.

La justice a frappé vite

On notera que le Ministère public et la police ont rapidement bouclé l’enquête. Moins d’un mois après les faits, soit le 29 novembre, le parquet prononçait ces deux premières condamnations à titre définitif. On ne sait pas pour l’heure si d’autres participants seront poursuivis.

«Une telle rapidité n’est pas inhabituelle», commente Nicolas Dubuis, procureur général valaisan. En effet, selon les dernières statistiques 2018 du Ministère public valaisan, 62% des enquêtes pénales sont liquidées en moins d’un mois. Un autre tiers des affaires est traité entre un mois et une année.

Il n’en demeure pas moins que 6% des enquêtes prennent plus d’un an. «Il s’agit d’une part de dossiers importants et complexes, parfois sensibles, sur lesquels le Ministère public porte un effort accru. Il s’agit aussi parfois d’affaires dans lesquelles les auteurs sont recherchés», conclut le magistrat.


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