Hôpital de Rennaz: les difficultés étaient prévisibles, selon Pierre-Yves Maillard

chargement

Opinion Il sort du bois sur l’Hôpital Riviera-Chablais. Pierre-Yves Maillard affirme que les députés savaient pertinemment que l’Etat devrait soutenir financièrement l’établissement, étant donné l’ampleur du projet.

 27.03.2021, 10:38
Pierre-Yves Maillard fustige les critiques, surtout à droite, contre le HRC.

Pierre-Yves Maillard sort de son silence au sujet de l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz, sous le coup d’une probable enquête parlementaire. Selon l’ancien ministre vaudois de la santé, le soutien financier de l’Etat pour ce nouvel établissement ne constitue pas une surprise.

Les Grands Conseils vaudois et valaisans «ont voté et suivi ce grand projet en connaissance de cause», affirme Pierre-Yves Maillard dans une interview publiée samedi dans 24 Heures. Il juge comme «un manque de respect total» l’affirmation de l’UDC selon laquelle les députés se sont fait «danser sur le ventre» au sujet de l’HRC.

Lorsque les deux Grands Conseils ont voté la Convention intercantonale, puis les décrets, ils savaient que la mise en service du nouvel hôpital exigerait un soutien financier de l’Etat.
Pierre-Yves Maillard, ex-conseiller d’Etat vaudois en charge de la santé

«Lorsque les deux Grands Conseils ont voté la Convention intercantonale, puis les décrets, ils savaient que la mise en service du nouvel hôpital exigerait un soutien financier de l’Etat», poursuit celui qui dirigeait le Département de la santé jusqu’en 2018.

Le désormais président de l’Union syndicale suisse et conseiller national rappelle que, vu l’ampleur du projet, «l’équilibre financier ne peut être atteint qu’avec le temps.»

Ce qui m’inquiète, ce sont les motivations de la droite au sujet des hôpitaux de service public.
Pierre-Yves Maillard, ex-conseiller d’Etat vaudois en charge de la santé

Deux audits ont été réalisés et des mesures ont été prises pour assurer la viabilité de l’hôpital. Malgré tout, les députés vaudois, contrairement aux valaisans, ont souhaité mardi dernier entrer en matière pour l’institution d’une commission d’enquête parlementaire (CEP).

«Les députés ont le droit d’enquêter. Ce qui m’inquiète, ce sont les motivations de la droite au sujet des hôpitaux de service public», relève M. Maillard, estimant que la CEP pourrait servir de prétexte pour affaiblir le secteur public face au privé.

ATS

Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

Grand Conseil vaudoisHôpital de Rennaz: les députés vaudois entrent en matière sur une CEPHôpital de Rennaz: les députés vaudois entrent en matière sur une CEP

Grand ConseilHôpital de Rennaz: le Valais dit oui à sa participation au sauvetageHôpital de Rennaz: le Valais dit oui à sa participation au sauvetage

Finances en difficultéHôpital de Rennaz: Vaud et Valais à la rescousse pour 125 millionsHôpital de Rennaz: Vaud et Valais à la rescousse pour 125 millions

FinancesDeux audits confirment de grosses lacunes à l’hôpital de RennazDeux audits confirment de grosses lacunes à l’hôpital de Rennaz

SantéRennaz: la droite vaudoise demande une Commission d’enquête parlementaireRennaz: la droite vaudoise demande une Commission d’enquête parlementaire

Top