03.10.2018, 09:00

Gestion des déchets: «Le plastique doit finir dans les sacs-poubelles»

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"Le plastique représente 20% du poids d'un sac poubelle standard", estime Edi Baltter, directeur de la Satom.

Déchets La Satom a poussé la réflexion autour des déchets plastiques. Elle a organisé une conférence sur le sujet à la Foire du Valais.

«Il faut continuer à mettre le plastique dans les sacs-poubelles.» Voilà le message transmis mardi lors d’une conférence sur les déchets organisée par la Satom. Dans le cadre d’une journée thématique à la Foire du Valais, l’entreprise montheysanne avait invité plusieurs conférenciers à venir débattre du sujet.

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Parmi eux: Rainer Bunge. Ce spécialiste de la gestion des déchets et chargé de cours à l’EPFZ a démontré l’inefficacité d’un recyclage du plastique. «Exception faite du PET, les études montrent qu’une telle pratique coûte 500 francs de plus par tonne qu’une incinération», martèle-t-il. «Le plastique comporte en moyenne 6-7 composants, tous aussi épais qu’un cheveu humain. Les séparer demande une technologie pour l’heure inexistante.»

Eviter l’exportation

Patrick Geisselhardt, directeur de Swiss Recycling, nuance: «Dans sa stratégie, l’Union européenne s’est laissé jusqu’en 2030 pour n’utiliser que des emballages recyclables. Sans parvenir à un pourcentage de 100%, nous devons aussi travailler dans cette direction en Suisse.» Mais en attendant que la technologie ne s’améliore, l’incinération reste la meilleure solution à ses yeux également. «Actuellement, le récolter ne servirait à rien. Il faut surtout éviter qu’à l’instar de beaucoup de pays européens, la Suisse exporte son plastique en Asie, où il est en grande partie abandonné dans la nature.»

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Du côté de la SATOM, on approuve ces propos. «Pour un sac-poubelle standard, 50% de l’énergie produite par sa combustion provient du plastique. Pourtant, ce dernier ne représente que 20% de son poids», relève son directeur Edi Blatter. «A terme, nous souhaitons maximiser cette production d’énergie pour alimenter le site chimique de Monthey et lui permettre d’être indépendant des hydrocarbures.» 


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