11.01.2019, 21:00

ValaiStars: quinze histoires pour un Valais qui gagne

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Qui sera sacré ValaiStar 2018?

ValaiStars Jeudi soir prochain, on connaîtra l’homme ou la femme de l’année 2018 en Valais. Vous avez jusqu’à mardi pour faire votre choix parmi les quinze finalistes.

En 2016, pour sa première édition, ValaiStars avait récompensé Claude Barras, le réalisateur de Chermignon parce qu’il avait conçu un chef-d’œuvre reconnu dans le monde entier avec le film d’animation «Courgette». On y célébrait aussi bien le talent que le travail de bénédictin qu’il faut pour réaliser ce type de production. 

En 2017, Marie-Thérèse Chappaz était devenue la vigneronne suisse la mieux notée au monde grâce à ses 97 points sur 100 délivrés par le guide Parker, la référence absolue en matière de vins. Mais c’est aussi et surtout son parcours exceptionnel avec de nombreuses premières dans le monde viticole valaisan qui a été récompensé par le deuxième trophée ValaiStars. 

Jeudi soir prochain, on connaîtra la troisième ValaiStar, une démarche instaurée par «Le Nouvelliste» il y a trois ans pour valoriser ce qui se fait de mieux dans notre canton. Et il suffit de parcourir la liste des quinze finalistes pour comprendre qu’en 2018 les belles histoires n’ont pas manqué en Valais. 

La cause féminine brillamment défendue

A commencer par la cause des femmes brillamment défendue par quatre de nos finalistes. Isabelle Darbellay Métrailler, Madame Egalité à l’Etat, a parfaitement œuvré en coulisses pour que le gouvernement accepte la mise en place du concept d’égalité salariale alors que l’ancien Conseil d’Etat l’avait refusé. L’anesthésiste de Brigue Natalie Urwyler a elle combattu les discriminations envers les femmes au sein de l’hôpital de Berne. Son licenciement considéré comme abusif par la justice a débouché sur l’obtention du prix Courage 2018 au niveau national. Le thème des violences conjugales a lui été évoqué de manière brillante par les danseurs octoduriens Nadia et Dakota qui ont pris une dimension internationale en terminant deuxièmes de l’émission «La France a un incroyable talent», mais surtout en étant vus par plus de 55 millions de personnes sur la Toile. Enfin, le Valais fait désormais partie des cantons qui possèdent une conseillère fédérale avec l’élection de Viola Amherd. Ses compétences et sa manière de faire de la politique depuis douze ans sous la Coupole fédérale auront été déterminantes pour l’élection d’une femme qui a commencé sa carrière cantonale par un échec dans la course au Conseil d’Etat en 1999. Comme quoi la persévérance paie aussi en politique. 

Un paysage qui nécessite un savoir-faire reconnu

Le paysage valaisan aura aussi influencé le casting des finalistes de ValaiStars, notamment en début et en fin d’année. En janvier, le Valais a vécu en matière d’intempéries trois jours extrêmement délicats à négocier avec deux objectifs: aucun mort et un minimum de dégâts matériels. Le géologue cantonal Raphaël Mayoraz symbolise et représente les femmes et les hommes qui ont permis de les atteindre. Et, en fin d’année, c’est le savoir-faire en matière d’avalanche qui a été reconnu sur le plan international par l’obtention du label patrimoine immatériel de l’UNESCO. Responsable du projet pour la Suisse et l’Autriche, l’ethnologue haut-valaisan Thomas Antonietti a permis, à travers une démarche très innovante, de démontrer toute l’ingéniosité de ce monde de la montagne. 

Des richesses encore trop cachées 

Mais le Valais, s’il est connu pour son paysage extraordinaire, offre aussi d’autres richesses qui méritent une meilleure mise en lumière. Deuxième canton industriel de Suisse derrière Bâle, il a créé en 2018 son premier laboratoire industriel grâce à un partenariat entre la HES-SO Valais-Wallis et Constellium. Lionel Thomas, responsable du site sierrois, et Gaëtan Cherix, responsable de systèmes industriels à la haute école, pourront gérer un projet de plus de 2 millions de francs sur plusieurs années. L’autre richesse trop méconnue concerne son sous-sol et son histoire. 2018 aura permis à l’archéologue cantonale Caroline Brunetti et à son équipe de découvrir sur le site de Don Bosco, à Sion, un dolmen qui assoit la légitimité de la capitale valaisanne comme site de référence pour l’histoire de la préhistoire européenne. Il reste désormais à en faire un atout touristique comme l’est depuis quarante ans la Fondation Gianadda qui a accueilli en décembre son 10 millionième visiteur, soit une moyenne de près de 700 par jour. Un chiffre incroyable rendu possible grâce à la volonté de Léonard Gianadda

Une première dans le monde des brass bands

Et puis, comme en 2016 et 2017 déjà, le Valais a pu briller sur le toit de l’Europe et même du monde à travers les performances de certains de ses sportifs, mais aussi grâce à une première vécue dans le monde des cuivres. En effet, le titre de champion d’Europe décroché par le Valaisia en mai est le premier de l’histoire des brass bands valaisans et le deuxième de Suisse après celui des Lucernois. Une performance qui permet à son directeur Arsène Duc de participer pour la troisième année consécutive à la finale de ValaiStars. 

Sur le toit du monde

Ramon Zenhäusern, Théo Gmür et Lucas Malcotti participeront eux à leur première finale après avoir permis au Valais une reconnaissance mondiale. Le premier est entré dans l’histoire du ski suisse en décrochant deux médailles aux Jeux olympiques, devenant le premier slalomeur helvétique à monter sur un podium de JO trente-huit ans après Jacques Lüthy. Le deuxième est devenu un véritable ambassadeur pour le monde du sport et du handicap en remportant trois médailles d’or aux paralympiques, les seules de la délégation suisse à ces Jeux. Enfin, le troisième fait partie de la première formation masculine d’escrime qui a décroché le titre mondial par équipes en juillet.

Et si en 2018 les Valaisannes et les Valaisans ont refusé de se porter candidats à des JO d’hiver en 2026, le canton a décroché en septembre ses premiers championnats du monde cyclistes qui devraient attirer en 2020 du côté de Martigny près de 700 000 spectateurs en une semaine. Il le doit beaucoup à Alexandre Debons, un homme qui œuvre depuis des années pour les obtenir. 

Dans l’histoire politique suisse

Enfin, en 2018, le Valais est entré dans l’histoire politique suisse en devenant le premier canton à vouloir réviser totalement sa Constitution suite à une démarche citoyenne entamée il y a deux ans par une récolte de signatures pour lancer une initiative cantonale. A l’origine de cette initiative, l’ancien juge des mineurs Jean Zermattenest devenu le symbole de la constituante et son premier président après avoir obtenu le meilleur score avec 4839 voix sur la liste Appel citoyen. 

A vous maintenant de choisir l’histoire qui vous touche le plus pour désigner l’homme ou la femme de l’année 2018 qui recevra le jeudi 17 janvier le trophée ValaiStar du «Nouvelliste». 
 


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