08.05.2019, 12:52

Valais/Wallis Promotion veut plus de moyens

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"Gravé dans mon cœur", la campagne de Valais/Wallis Promotion a trouvé son public.

Tourisme Valais/Wallis Promotion tire un bilan positif de ses six premières années d’existence. La société veut continuer son développement et demande au Parlement une augmentation de budget de 3,5 millions sur les 10 millions actuels.

La notoriété de la marque Valais a doublé entre 2014 et 2018 selon des sondages réalisés en Suisse par l’institut Link. Sur les huit cents personnes interrogées, 62% la connaissent aujourd’hui, contre 31%. Valais/Wallis Promotion (VWP) a convoqué la presse afin de présenter un bilan positif de ses six premières années et d’annoncer sa stratégie pour l’avenir. Le développement de celle-ci passe par une augmentation de l’enveloppe cantonale. VWP demande 13,5 millions au lieu de 10 millions.

Créée en 2012 par décision du Grand Conseil, VWP est une entreprise indépendante et intersectorielle. Tourisme, industrie ou agriculture, sa mission est de promouvoir une économie à forte valeur ajoutée et de développer la notoriété du canton.

Plus connue que les Grisons

«La marque Valais est la traduction émotionnelle des valeurs que nous mettons en avant: l’humain, le mouvement, l’authenticité et l’excellence», explique Damian Constantin, directeur de Valais/Wallis Promotion. Portées par la campagne «Valais, gravé dans mon cœur» sur différents supports, ces valeurs ont touché les Suisses. Fin 2017, la marque Valais était la plus connue des marques de région alpines suisses, devant les Grisons, selon les chiffres de VWP «alors que les Grisons ont commencé dix ans avant nous», ajoute Damian Constantin.

La manière de travailler est positive et moderne.
Willy Giroud, Président de la chambre valaisanne d’agriculture

 

VWP fait régulièrement des annonces très positives. Je souhaite que la direction et le comité aient un regard plus critique sur leur propre travail
Patrick Bérod, Directeur de l’Association hôtelière valaisanne

La perception de VWP est en général assez bonne dans l’économie valaisanne, même si des critiques se font toujours entendre. Directeur de l’Association hôtelière valaisanne, Patrick Bérod reconnaît que le travail est bien fait et utile, mais relativise les résultats. «Il y a beaucoup d’autosatisfaction. VWP fait régulièrement des annonces très positives. Je souhaite que la direction et le comité aient un regard plus critique sur leur propre travail en proposant une analyse indépendante.» Représentant de l’agriculture au comité de VWP, Willy Giroud est très satisfait: «La manière de travailler est positive et moderne.» Président de la Chambre valaisanne de tourisme, Beat Rieder soutient la stratégie implantée: «Il faut poursuivre sur ce chemin et développer la vente de produits.» 

3,5 millions de plus

Après la promotion, la vente d’expériences et de produits est un axe important du travail de Valais/Wallis Promotion, et un choix de son directeur. «La distribution de prospectus et de cartes de visite ne suffit plus. Il faut lier promotion et économie pour créer de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne de service», affirme Damian Constantin. La volonté n’est pas de se substituer aux acteurs locaux, mais de proposer des paquets de dimension cantonale qui couvrent plusieurs destinations.

La distribution de prospectus et de cartes de visite ne suffit plus. Il faut lier promotion et économie.
Damian Constantin, directeur de Valais/Wallis Promotion

Le développement de ces offres coûte de l’argent. «Si nous voulons continuer dans cette voie, sans moyens supplémentaires nous devrons diminuer nos investissements dans la communication», regrette Damian Constantin. Cet argument, et la volonté d’augmenter la communication sur les marchés européens et lointains, pousse VWP à demander au Grand Conseil d’ajouter 35% à son enveloppe financière.

Une demande similaire avait échoué en 2015 au Parlement. Mais la présidente de Valais/Wallis Promotion estime que la situation est différente cette année car le bilan est connu: «La stratégie de vente de produits et d’expériences, la notoriété et la commercialisation sur les marchés lointains peuvent être évalués, ce qui n’était pas le cas en 2015 », souligne Karin Perraudin.

 

Que pensent les clients?
Selon l’étude de Valais/Wallis Promotion, le canton a gagné en attractivité. 93% des sondés y sont déjà venus et une majorité ont déjà voyagé dans le Haut et le Bas du canton. Avec 76%, le contact avec la nature est le principal motif de visite, suivi par la magie de l’hiver et le ressourcement. 
Le Valais a beaucoup de potentiel dans le tourisme quatre saisons. La demande est en effet plus forte en été qui intéresse 64% des visiteurs qu’en hiver avec 52%.
Et si le Valais est très attractif pour des vacances, avec 59% des sondés qui le recommandent, il est faible en tant que lieu de vie et de travail, où il n’est recommandé que par 16%. « Nous devons renforcer l’image d’un Valais où il fait bon vivre», souligne Damian Constantin.


 


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