31.08.2018, 19:36

Valais: ils font la queue pour le livre d’Oskar Freysinger

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Politique Le vernissage du «Côté obscur de la lumière» de l’ancien conseiller d’Etat UDC a attiré la foule, dont quelques adversaires politiques.

Le vernissage du livre d’Oskar Freysinger «Le côté obscur de la lumière» a fait un tabac vendredi en fin d’après-midi à Sion. Difficile d’entrer dans la librairie à l’heure où aurait dû commencer la séance de signatures. Il lui faudra près de trois heures pour signer 350 livres.

A lire aussi: Oskar Freysinger évoque sa non-réélection dans un brûlot

«Je n’ai jamais vu ça», se réjouit le directeur de Payot Sion, Patrik Chabbey. «Je lui ai demandé de venir une demi-heure plus tôt que prévu pour signer les 40 livres qui avaient été commandés. Il n’a pas pu les dédicacer, parce qu’il a été accaparé par les lecteurs dès son arrivée.»

Beaucoup d’anonymes dans la file qui se forme jusqu’à l’extérieur de l’officine. Certains se font photographier avec l’ancien conseiller d’Etat. Une femme explique qu’elle a déjà lu le livre, mais qu’elle veut une dédicace. D’anciennes collaboratrices font la queue: «C’est beaucoup moins drôle depuis que vous n’êtes plus là», lancent-elles à l’ancien chef de département qui rit de bon cœur.

Quelques politiciens sont là aussi. Même le Genevois Eric Stauffer. Des élus ou d’anciens élus UDC, comme l’ancien président du Grand Conseil Edmond Perruchoud, qui constate que le Saviésan «est toujours populaire».

Des adversaires politiques sont là aussi

Il y a aussi des adversaires politiques, comme Olivier Cottagnoud, président de Vétroz et coordinateur de la Gauche valaisanne alternative. Il partira avec un livre, mais sans avoir le temps d’attendre que l’auteur y appose sa griffe.

L’ancien président du PDC du Valais romand, Michel Rothen, est là lui aussi. Il patiente pour faire dédicacer deux exemplaires. La poignée de main entre les deux anciens présidents de parti est franche. Cordiale même. Interrogé sur cet achat, Michel Rothen déclare: «C’est de la curiosité intellectuelle. Il faut lire et être curieux.»

Moins surprenante, la présence dans la file des lecteurs de l’ancien coprésident de l’UDC Jérôme Desmeules. Il est tout sourire. Il explique le succès de la séance de dédicace: «Il y a un intérêt pour ce qui s’est passé avant et après (ndlr: la non-réélection d’Oskar Freysinger). Le fait qu’il y a eu une absence, cela a créé un manque.»

Oskar Freysinger termine un nouveau roman

Trois cent cinquante signatures plus tard, Oskar Freysinger est ravi. Ce succès populaire, il l’explique par sa longue absence. «Beaucoup de gens se sont reconnus dans mon combat.»

L’avenir? «Je suis en train de terminer un nouveau roman.» Rien de politique. L’histoire se passe dans le désert. «J’ai passé six mois à étudier les Touaregs. C’est fascinant.»

Oskar Freysinger voit dans «Le côté obscur de la lumière» une transition, «une ligne de fracture», comme il dit, entre sa parenthèse politique et sa vraie vie, celle d’écrivain.


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