16.11.2017, 00:01

Un bon budget qui laisse planer des peurs

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Un bon budget qui laisse planer des peurs

 16.11.2017, 00:01 Un bon budget qui laisse planer des peurs

GRAND CONSEIL Les hausses continuent des charges de l’Etat provoquent des soucis. A droite.

Un budget 2018 équilibré, qui respecte le double frein aux dépenses et à l’endettement, et qui dégage un tout petit excédent de financement (0,2 million), les députés ont de quoi être satisfaits. Et pourtant les remarques n’ont pas manqué hier lors du débat d’entrée en matière au Grand Conseil.

Le franchissement par les charges du personnel de la barre...

Un budget 2018 équilibré, qui respecte le double frein aux dépenses et à l’endettement, et qui dégage un tout petit excédent de financement (0,2 million), les députés ont de quoi être satisfaits. Et pourtant les remarques n’ont pas manqué hier lors du débat d’entrée en matière au Grand Conseil.

Le franchissement par les charges du personnel de la barre symbolique du milliard de francs a fait frissonner à droite. «A un certain moment, l’Etat ne pourra plus payer les frais de ses collaborateurs, si on continue à engager», lance Philipp Matthias Bregy (PDC du Haut).

Comme mesure, la Commission des finances demande de réduire de 10 les 116 postes supplémentaires que le Conseil d’Etat a prévus. L’UDC veut porter ce retrait à 20.

Pour stopper la hausse des charges, les autres groupes de droite évoquent plusieurs pistes. «Nous restons persuadés qu’un examen des structures de l’Etat doit être mené», et que cela doit être réalisé par un organisme indépendant, déclare le PLRChristophe Claivaz. Les groupes C pointent du doigt ce qui se passe dans les organismes paraétatiques. En précisant ne pas vouloir stigmatiser, Joachim Rausis, pour le PDC du Valais romand indique qu’entre 2012 et 2018, le personnel de l’Hôpital du Valais a crû de 527 postes. Par symétrie par rapport aux restrictions demandées à l’Etat, les quatre groupes C demandent de réduire le nombre d’employés supplémentaires de 10 postes à l’Hôpital du Valais (1,2 million d’économie). Le PDC du Haut se demande même s’il ne faudrait pas carrément fixer une barrière à ne pas franchir en matière de dépenses du personnel à un milliard.

Manque de moyens

A gauche, la vision de la situation est totalement différente. Dans ces travées, ce ne sont pas les chiffres du budget qui font souci, mais les conséquences des coupes et des restrictions.

Emmanuel Amoos (Alliance de gauche) estime que les mesures d’économies prises les années précédentes l’ont été «dans un vent de panique» qui était exagéré. L’AdG demande qu’un rattrapage soit effectué en faveur de la fonction publique qui n’a pas obtenu la totalité des hausses prévues.

De leur côté, les Verts estiment que certains services ou départements ne sont pas suffisamment dotés en personnel: le Ministère public, les contributions, les logopédistes, le Service de l’environnement…

Roberto Schmidt relativise

Le ministre des finances Roberto Schmidt relativise.

Pour lui, les augmentations de charges ne sont pas si importantes. Les hausses sont surtout dues à l’augmentation de la population. «En dix ans, les charges de l’Etat ont crû de 20%, ce qui correspond exactement à la croissance démographique.» L’Etat fait des efforts pour réduire ses dépenses: «220 mesures d’économie ont déjà été mises en œuvre.»

L’analyse des détails du budget 2018, département par département, aura lieu lors de la session de décembre.


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