26.03.2018, 07:45

Tests politiques en ligne: Sébastien Fanti tire la sonnette d’alarme, des élus réagissent

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Le test politique qui a fait le buzz en février pourrait être un aspirateur de données.

Interactivité Selon Sébastien Fanti, le test politique qui a circulé sur Facebook en février serait un aspirateur de données. A l’image de bon nombre de Valaisans, les élus Christophe Darbellay, Jérôme Desmeules et Thierry Aymon ont répondu à ce quizz. Ils nous livrent leur ressenti.

Ce fut «la» star des fils d’actualité Facebook durant le mois de février. Un test politique disponible via le site IDRlabs permettait à tout un chacun, et à travers 36 questions, de se situer sur une échelle droite-gauche, mais aussi sur un axe libertaire-communautariste. 

«J’ai pris cela comme un jeu»

Partagé à moulte reprises par des citoyens et élus valaisans, le questionnaire a eu le don d’interpeller le préposé cantonal à la protection des données, Sébastien Fanti. Après une enquête menée online, ce dernier a conclu qu’il pouvait s’apparenter à un aspirateur de données.

«L’exploitant du site, qui semble être localisé aux Etats-Unis, collecte des adresses IP. Et les conditions d’utilisation indiquent que ces données ne sont pas partagées avec des tiers, tout en concédant que la plateforme participe au programme publicitaire d’Amazon. C’est pour le moins contradictoire», explique-t-il.

>>A lire aussi: Le test politique qui fait le buzz en Valais

Le Conseiller d’Etat Christophe Darbellay figure parmi ceux qui se sont essayés au test. Lui ne craint pas la potentielle fuite de ses données. «J’ai pris cela comme un jeu, et ne me suis à aucun moment senti en danger.» 

Coprésident de l’UDCVr, Jérômes Desmeules, s’est lui aussi prêté à l’exercice. Rappelant que ses opinions «ne sont un secret pour personne», il estime que le problème est ailleurs. «On peut imaginer que les internautes qui ne sont pas engagés en politique seront troublés à l’idée que leurs convictions soient reprises on ne sait où sur la Toile.» 

Même son de cloche chez Thierry Aymon, député-suppléant pour le PSVr, qui avoue s’être lancé «tête baissée» dans le test. 

Influencer l’électorat durant la campagne sur Sion 2026 ?

Reste que pour Sébastien Fanti, toutes ces informations pourraient être réutilisées à des fins politiques. Il fait écho à la récente affaire Cambridge Analytica : «Elle a permis de constater que l’un des moyens visant à influer sur le vote de citoyens aux Etats-Unis a consisté à les inviter à participer à des tests de personnalité.»

Combinées aux «likes» ou commentaires des internautes valaisans, de telles pratiques pourraient selon lui jouer un rôle déterminant dans la campagne sur les Jeux olympiques 2026. Christophe Darbellay n’y croit pas. «On n’a pas encore brisé le code de la conscience humaine. Ces données peuvent circuler sur le net, mais de là à dire qu’elles seront utilisées pour influencer l’électorat… cela me semble inimaginable.» 
 


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