12.01.2018, 00:01

Marie-Thérèse Chappaz est la ValaiStar 2017

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Marie-Thérèse Chappaz, Laurent De Martin, Flamur Dalloshi, Jean-Marc Dupont, Moumen Tabekh, Florence Darbellay, Grégoire Barras, Pascal Thurre, Mohammad Nazeeruddin, Emma Roh, Mathilde Roh, Julien Roh,  KT Gorique et Léo Turin. Manquent: Nico Hischier, Luca Aerni et Raphaël Wicky.

 12.01.2018, 00:01 Marie-Thérèse Chappaz est la ValaiStar 2017

Par agathe.seppey@lenouvelliste.ch et jean-francois.albelda@lenouvelliste.ch / photos sabine.papilloud@lenouvelliste.ch

CONSÉCRATION La vigneronne de Fully a été élue personnalité de l’année. Très attachée au canton, elle a à cœur de le tirer vers le haut. Et elle y excelle.

La vigne, le grain, le nectar. Jamais sans le cœur. Marie-Thérèse Chappaz, c’est l’une de ces personnes qui ne peuvent s’empêcher de donner chaque étincelle de leur être pour réaliser ce vers quoi elles tendent. Sans même parvenir à l’expliquer. Le firmament, la Valaisanne l’a déjà atteint à plusieurs reprises. Quand elle a reçu, il y a une année,...

La vigne, le grain, le nectar. Jamais sans le cœur. Marie-Thérèse Chappaz, c’est l’une de ces personnes qui ne peuvent s’empêcher de donner chaque étincelle de leur être pour réaliser ce vers quoi elles tendent. Sans même parvenir à l’expliquer. Le firmament, la Valaisanne l’a déjà atteint à plusieurs reprises. Quand elle a reçu, il y a une année, les plus hautes notes jamais accordées à des vins du pays par le «Wine Advocate» de Parker. Quand, en 2016, Gault et Millau l’élevait au rang d’icône du vin suisse. Ou quand, faisant fi des mauvaises langues du conservatisme, elle parvenait dès 2003 et avec succès à soigner tout son domaine en biodynamie.

Partager pour faire avancer

Ses exploits personnels, Marie-Thérèse Chappaz se refuse à les garder pour elle seule. Non, ils doivent servir à quelque chose. A rendre le Valais meilleur. A le tirer vers le haut. Dans ses vins, mais aussi dans sa façon de chérir sa nature. C’est aussi pour cela qu’elle préside les vignerons-encaveurs du canton et siège au comité de l’IVV. Pour que le train de la qualité continue d’avancer, et que ce savoir-faire rayonne bien au-delà des frontières du canton et de la Suisse. Pour toutes ces raisons et bien plus encore, la vigneronne a été sacrée ValaiStar de l’année 2017 par trois groupes de jurés, composés des lecteurs du «Nouvelliste», de la rédaction et d’un grand jury. «Je suis très contente d’avoir reçu ce prix… Maintenant, Vincent Fragnière donnera autant de place à la viticulture qu’au football et qu’à la politique dans «Le Nouvelliste», a d’emblée plaisanté la vigneronne, quelques instants après l’annonce de la consécration. On le disait, qu’elle avait à cœur de partager sa passion avec les Valaisans.

La liberté par le travail

Elle n’était pas destinée à la vigne, Marie-Thérèse Chappaz. Celle qui, adolescente, voulait être sage-femme, rêvait surtout de liberté. Elle avait peur que la vigne l’enchaîne. Et pourtant, c’est bien tout le contraire qui s’est passé, dans ces trente ans d’une carrière scintillante. L’épanouissement, elle l’a trouvé dans ce métier qu’elle a dû apprendre à la force du poignet. «Il m’a rendue libre. Cela a été très dur, mais il m’a permis de me dépasser.»

L’envol par la terre et le travail. L’envol rendu possible sans quitter un Valais qu’elle chérit par-dessus tout. «Je suis profondément amoureuse du Valais. C’est au fond de moi. C’est fort, physique, émotionnel, spirituel. C’est peut-être un peu cucul… Mais ça compte.» Et pour nous aussi, ça compte.


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