05.06.2019, 16:00

Ligne THT Chippis-Mörel: une erreur prolonge de deux semaines le délai d’opposition

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Le projet de 120 pylônes prévoit le démontage de 141 mâts de tension inférieure.

Energie La Confédération a déjà reçu 19 oppositions contre la ligne THT Chippis-Mörel. Des adversaires des pylônes se sont constitués en communauté d’intérêts, et des communes comme Viège songent à rejoindre le mouvement. Etat des lieux, alors que le délai de mise à l’enquête aurait dû être échu lundi, si un couac dans la procédure de mise à l’enquête ne l’avait pas prolongé.

Les adversaires de la ligne à très haute tension Chippis-Mörel disposent de deux semaines supplémentaires pour combattre le projet de Swissgrid. Le délai d’opposition contre les 120 pylônes électriques envisagés n’a pas échu lundi, mais court jusqu’à mi-juin.

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Selon nos informations, l’Inspection fédérale des installations à courant fort (ESTI) s’est aperçue trop tardivement qu’Oberems aurait dû être mentionnée dans la mise à l’enquête. Conséquence: une nouvelle requête a dû être publiée dans le bulletin officiel, cette fois en incluant la petite commune du district de Loèche.

Mercredi, l’ESTI se contente de confirmer l’erreur de publication. En l’absence du responsable du projet, elle n’est pas en mesure de plaider coupable.

Enfouissement rejeté par Swissgrid

Cette même ESTI indique avoir déjà reçu 19 oppositions au tracé Chippis-Mörel. Et s’attendre à en recueillir davantage, «car d’expérience, nous en recueillons beaucoup au dernier moment», remarque Urs Huber.

Dans un Haut-Valais qui combat pour la première fois des géants d’acier, des citoyens se sont constitués en une communauté d’intérêts. Ils réclament l’enfouissement de la ligne. L’estimant cinq fois plus onéreuses, Swissgrid n’a pas retenu «cette variante à 1,3 milliard».

 

Le tracé envisagé s’étale sur 44 km.

 

A l’instar de Viège, des communes songent à s’opposer au tracé aérien. Mardi, plusieurs d’entre elles ont sollicité les conseils du ministre valaisan de l’énergie, Roberto Schmidt. Le canton rendra sa prise de position d’ici septembre. L’Office fédéral de l’environnement aura ensuite deux mois pour se prononcer. Puis commencera la longue phase judiciaire…


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