13.06.2019, 10:19

Ligne THT Chippis-Mörel: le Conseil d’Etat valaisan s’oppose au projet de Swissgrid

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Le projet de 120 pylônes prévoit le démontage de 141 mâts de tension inférieure.

Politique L’Etat du Valais s’oppose officiellement à la ligne THT Chippis-Mörel. Ce qu’il n’avait pas fait pour le tronçon Chamoson-Chippis, à une époque où la contestation populaire était moins grande.

L’Etat du Valais soutient les adversaires de la ligne à très haute tension (THT) Chippis-Mörel. Via un communiqué transmis à la presse jeudi matin, le Conseil d’Etat annonce qu’il s’oppose aux 120 pylônes électriques projetés par Swissgrid.

Tout en se disant «pleinement convaincu de la nécessité d’une ligne 380 kV pour la sécurité de l’approvisionnement du pays et l’exportation de l’énergie produite en Valais», il estime que le projet présenté jouit encore d’un potentiel d’optimisation.

Compte tenu des risques naturels, de l’impact sur le paysage et du progrès technique, il milite notamment en faveur d’un réexamen d’un enfouissement partiel.

Bien que le Conseil fédéral ait arrêté un corridor aérien en 2012, Swissgrid a étudié cette variante souterraine pour le secteur Agarn-Mörel (environ ¾ du tracé total). La société ne l’a pas retenue, invoquant un coût cinq fois plus élevé.

Ministre de l’énergie, Roberto Schmidt précise que le Conseil d’Etat ne demande pas expressément un enfouissement. «Nous souhaitons simplement que toutes les questions soient débattues pendant qu’il en est encore temps.»

Selon lui, la problématique des dangers naturels devrait également être réglée à ce stade de la procédure, afin que la population ne s’alarme pas en apprenant après coup que des pylônes sont situés en zone de danger, comme ce fut le cas avec Chamoson-Chippis. «Nous avons tiré les leçons du passé», affirme Roberto Schmidt. Swissgrid ne commente pas une procédure en cours.

 

Le tracé envisagé s’étale sur 44 km.

 

Une trentaine d’oppositions

L’exécutif cantonal n’est pas le seul à combattre le projet. Des communes ont prévu de le faire. L’Inspection fédérale des installations à courant fort (ESTI) a déjà reçu une trentaine d’oppositions privées. Enfin, Thierry Largey, chargé d’affaires à Pro Natura, annonce «une opposition probablement commune à plusieurs organisations».

A ce stade de la procédure, la contestation se révèle donc bien plus forte qu’elle ne l’avait été pour le tronçon Chamoson-Chippis. En 2007, les politiques et les milieux de protection de la nature n’étaient pas montés aux barricades pour refuser l’adoption des plans. La grogne populaire s’était manifestée alors qu’il était trop tard pour stopper la construction des géants d’acier controversés. Les prochains mois diront si une opposition plus rapide aura permis de faire plier Swissgrid.


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