07.08.2015, 14:13

La première jeune de Cité Printemps aux études supérieures

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La genevoise Mathilde Monnard, domiciliée à Sion, a réussi sa maturité gymnasiale après avoir passé par Cité Printemps. Sa plus belle victoire.
Par Christine SAVIOZ

VALAIS Mathilde Monnard, 20 ans, est la première des anciennes résidentes du centre d'accueil de Sion à avoir réussi sa maturité gymnasiale. Elle vient de rentrer à la HEP-Vs pour devenir enseignante.

Dès lundi, les vacances seront finies pour les 7100 jeunes Valaisans poursuivant des études supérieures dans toute la Suisse. Si les étudiants des universités et autres Hautes Ecoles Spécialisées reprendront les cours ce jour-là, les élèves de la Haute Ecole de Pédagogie (HEP) ont déjà pris le chemin de l'école la semaine dernière. Et parmi eux, Mathilde Monnard, pour qui cette rentrée à la HEP-Vs a un parfum de victoire personnelle.

Elle est la fierté des éducateurs de Cité Printemps

Cette étudiante, qui aura 20 ans en novembre, est la première jeune de la Fondation Cité Printemps à Sion  – un centre d’accueil spécialisé pour les jeunes en difficultés personnelles, familiales et sociales – à avoir réussi sa maturité gymnasiale. Mathilde Monnard entre ainsi dans l’histoire de la fondation sédunoise. «Nous sommes très fiers d’elle. C’est le genre de nouvelle qui nous pousse à continuer», soulignait d’ailleurs Serge Moulin, le directeur de la structure, cet été.

Des mots qui ont touché Mathilde Monnard en plein cœur. «Quand j’ai appris combien ma réussite de maturité a touché les éducateurs, cela m’a beaucoup émue. Je ne m’attendais pas à ça», raconte-t-elle, les yeux brillants.

Parcours de vie chahuté

Née à Genève, Mathilde Monnard a été placée dans un foyer pour jeunes au-dessus d’Aigle à l’âge de 10 ans déjà. «Ma maman souffre de troubles bipolaires et elle ne pouvait plus s’occuper de ma petite sœur et de moi», raconte-t-elle. Elle a passé deux ans dans ce foyer avant de rejoindre une famille d’accueil en Valais. «Mais cela ne s’est pas très bien passé. Au bout de trois ans et demi, cette famille m’a lâchée sans me prévenir. Je l’ai appris par des éducateurs pendant l’été. C’était quatre jours avant de commencer ma deuxième année du collège. Cela a été franchement difficile pour moi», confie l’étudiante. 

Entre moments de doute...

Mathilde Monnard a ensuite rejoint la Cité Printemps. Accompagnée par ses éducateurs, Mathilde Monnard a pu prendre son envol. «Par moments, je doutais de mon choix d’avoir fait le collège. Chaque année, j’étais persuadée que j’allais redoubler. J’étais très stressée, mais aujourd’hui, je ne regrette pas que l’on m’ait encouragée.» 

... et de bien-être retrouvé

Deux mois avant les examens de maturité, elle a décidé de devenir enseignante pour les écoliers de primaire. «Aujourd’hui, je me sens libre et bien dans ma peau», souligne-t-elle en dévoilant sous l’épaule un tatouage portant les mots «Carpe diem». Une inscription réalisée juste avant ses examens de maturité. Comme un signe de sa nouvelle confiance en la vie.

Découvrez le parcours de Mathilde Monnard dans les éditions payantes du "Nouvelliste" de samedi.


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