08.10.2019, 12:00

La parapentiste valaisanne Yael Margelisch bat un nouveau record du monde

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Yael Margelisch s'est filmée lors de son vol au Brésil.

Vol libre La Bagnarde vice-championne du monde de parapente a réalisé un vol de 448 kilomètres au Brésil. Ces prochains jours, elle va tenter les 500 kilomètres!

La parapentiste de Verbier Yael Margelisch (28 ans) a réalisé le plus long vol libre effectué par une femme, en couvrant la distance de 448 kilomètres. Pour établir ce record mondial, qui doit encore être homologué, elle a volé 10 heures et 20 minutes dans une région du nord-est du Brésil vendredi dernier, selon «20 Minutes». Elle a ainsi amélioré de 30 kilomètres le précédent record.

Contactée au Brésil, elle explique que «c’est un endroit qui se prête bien au niveau des thermiques et du vent. Plus il y a de vent, plus ça nous permet d’aller loin. Dans les Alpes, avec le relief, c’est beaucoup plus compliqué.»

Un tel record constitue un défi. «Mentalement, c’est un peu dur. Il faut tout le temps rester concentrée. Quand on vole plus de dix heures, il faut boire, se nourrir. Le plus difficile, c’est la gestion mentale», explique la détentrice du record.

Sacrée vice-championne du monde de parapente en août dernier en Macédoine, et déjà détentrice du plus long vol triangulaire réalisé par une femme, Yael Margelisch reste encore plusieurs jours au Brésil où elle va tenter de réaliser deux nouvelles références mondiales. Elle va notamment tenter de battre la plus longue distance de vol avec but déclaré pour lequel elle devra parcourir 410 km après avoir désigné le matin le lieu précis de son arrivée.

Objectif: 500 kilomètres

Peu après son atterrissage après un nouveau vol brésilien, la parapentiste nous explique qu’elle va tenter de voler 500 kilomètres, ce qui constituerait une nouvelle référence absolue pour les femmes. «Aujourd’hui (mardi), j’étais partie pour les 500. Mais le vent est tombé.» Elle a donc stoppé sa tentative. «Si les conditions ne sont pas parfaites, mieux vaut arrêter», puisque l’objectif devient inatteignable. Yael Margelisch vole en compagnie d’un groupe de parapentistes masculins qui visent eux ouvertement la barre des 600 km.

Ces quelques jours au Brésil constituent la dernière partie de la saison de la jeune femme. «Ensuite, j’entamerai la saison de ski», indique celle qui va bientôt retrouver les pistes de Verbier sur lesquelles elle travaille.

Yael Margelisch est aussi satisfaite de l’aspect financier de sa saison de parapente. «Je suis soutenue depuis plusieurs années par des sponsors, mais cette année, c’est la première fois que je peux tourner.» Elle reçoit des primes de la ligue gérant son sport et des montants provenant de plusieurs soutiens privés, dont celui de la station de Verbier. Elle s’en réjouit: «Ce n’est pas évident, parce que notre sport est encore marginal et peu médiatisé.» Une vérité un peu moins vraie à chaque record mondial battu…

 


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