22.01.2019, 18:07

JMJ: au Panama, 17 Valaisans pour changer le monde

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Une partie de la délégation romande au moment du départ de Genève il y a quelques jours. Les 34es JMJ commencent officiellement ce mardi à Panama City.

Journées mondiales de la jeunesse 67 Romands, dont 17 Valaisans, font partie du demi-million de jeunes catholiques présents à Panama City jusqu’à dimanche, à l’occasion des 34es Journées mondiales de la jeunesse, où le pape François est attendu ce mercredi.

Quatre mètres sur quatre. Le drapeau valaisan ne devrait pas passer inaperçu à Panama City, sur le podium qui accueillera le pape François lors des 34es Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), qui se tiennent jusqu’à dimanche en Amérique centrale.

Un demi-million de jeunes catholiques de plus de 150 pays sont attendus dans la capitale panaméenne. Parmi eux, 67 Romands, dont 17 Valaisans. Une délégation romande qui aura «la grande chance de bénéficier d’une dizaine de places à proximité du souverain pontife lors de chaque journée de célébrations», se réjouit la Fulliéraine Aline Jacquier, responsable communication du groupe, qui participe à ses sixièmes JMJ.

L’accueil généreux des Panaméens

Arrivés il y a une semaine, les Romands ont d’abord passé quelques jours en famille d’accueil dans la paroisse de Changuinola, à 300 kilomètres de Panama City, où ils ont pu découvrir une culture panaméenne riche en chants et en danses. «Ce qui m’a surtout frappée, c’est l’accueil des gens», raconte Aline Jacquier. «Ils ont peu de moyens, mais ils donnent tout.»

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Les participants aux JMJ auront également à donner beaucoup d’eux-mêmes. Le pape a en effet appelé les jeunes catholiques à prendre la tête d’une «révolution» pour «changer le monde». «C’est un peu la suite de ce qu’il nous avait dit à Rio, en nous invitant à sortir dans la périphérie, à aller mettre la pagaille dans nos diocèses», analyse la jeune femme. «Dans l’Eglise comme dans la société d’aujourd’hui, on a de la peine à laisser de la place aux jeunes.»

La «force des jeunes» pour «changer le monde»

Une place que ces derniers doivent, selon le pape, aller chercher. «Beaucoup de jeunes, croyants ou non croyants, au terme d’une période d’études, manifestent le désir d’aider les autres, de faire quelque chose pour ceux qui souffrent. Telle est la force des jeunes, votre force à tous, qui peut changer le monde», a déclaré le souverain pontife, 82 ans. «Changer le monde, c’est peut-être un peu grand. Mais si chaque jeune présent ici peut rentrer chez lui et rayonner, il y a moyen que quelque chose change», estime Aline Jacquier.

Au premier rang des défis avancés par le pape figurent notamment les migrations. «Les 90% du village où l’on se trouvait, ce sont des Mexicains émigrés qui travaillent pour Chiquita (ndlr: les bananes). Les migrations touchent tous les pays du monde», conclut la Valaisanne qui, au-delà des moments officiels – la cérémonie d’accueil mercredi, la messe dimanche, notamment – se réjouit surtout «d’aller à la rencontre des jeunes, dans la rue».
 


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