Jean-Luc Addor: «La mode, hélas, est à la capitulation»

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Fête nationale Durant la Coupe du monde, les deux buts de la Suisse face à la Serbie, ou plutôt leur célébration, ont lancé dans notre pays un vaste débat – parfois polémique – sur la notion de binationalité. Un débat qui a largement dépassé le cadre du football. Pour le 1er Août, le «Nouvelliste» donne carte blanche en lien avec cette thématique à cinq orateurs invités à prononcer le discours patriotique. Le conseiller national saviésan Jean-Luc Addor prononcera son discours à Sembrancher le 31 juillet.

 31.07.2018, 14:00
Jean-Luc Addor prononcera son discours à Sembrancher mardi soir.

Etre Suisse… Pour nous qui ne le sommes que depuis 1815, c’est d’abord assumer une histoire qui n’a pas toujours été la nôtre mais qui l’est devenue. Celle d’un pays que des hommes libres résolus à le rester, par-delà des diversités linguistiques ou encore confessionnelles, ont construite par étapes.

C’est assumer que les pères de la Suisse, invoquant le nom du Seigneur dans le pacte de 1291, ont rattaché cette construction humaine à la civilisation chrétienne, dont nous sommes dépositaires et que nous avons le devoir de défendre.

C’est sentir l’esprit d’indépendance et de liberté qui, depuis le Grütli, souffle dans ce petit pays qui ne craignait que Dieu, mais pas les puissants, un esprit que le Général, sur la prairie sacrée, a su incarner et insuffler à tout un peuple alors que notre indépendance était menacée.

C’est nous laisser interpeller par un passé, non comme relique, mais comme source d’énergie pour le présent et pour l’avenir. L’héritage de ces hommes libres, l’esprit du Grütli, qu’en faisons-nous aujourd’hui?

La mode, hélas, est à la capitulation. Oubliant l’esprit des pionniers, cette forme originale du principe de proximité qu’est notre fédéralisme, ce bien si précieux qu’est notre démocratie directe toujours plus souvent bafouée, nous n’en finissons pas de sacrifier notre identité, notre souveraineté, nos droits et nos libertés sur l’autel du mondialisme dont l’UE est l’incarnation la plus proche.

Puisse notre Fête nationale nous inciter à nous reprendre et à retrouver dans l’histoire de la Suisse la volonté de ceux qui nous l’ont transmise, le courage d’être libres.

Vive la Suisse!
 


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