21.12.2017, 12:00

Des collégiens de Saint-Maurice se mobilisent pour inciter les jeunes à voter

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La classe 3C d'histoire de Stéphane Ganzer au Collège de l'Abbaye participe au concours national.

 21.12.2017, 12:00 Des collégiens de Saint-Maurice se mobilisent pour inciter les jeunes à voter

FORMATION Pour la première fois, des élèves valaisans participent au concours suisse Cinecivic pour lutter contre l’abstentionnisme.

Qui mieux qu’un jeune peut convaincre un autre jeune de voter? C’est en tout cas la conviction des organisateurs du concours Cinecivic lancé chaque année depuis 2013 dans les écoles intéressées des cantons romands. Pour la première fois, des classes valaisannes y participent, dont des étudiants du collège de l’Abbaye àSaint-Maurice. Les candidats ont réalisé des affiches et des...

Qui mieux qu’un jeune peut convaincre un autre jeune de voter? C’est en tout cas la conviction des organisateurs du concours Cinecivic lancé chaque année depuis 2013 dans les écoles intéressées des cantons romands. Pour la première fois, des classes valaisannes y participent, dont des étudiants du collège de l’Abbaye àSaint-Maurice. Les candidats ont réalisé des affiches et des vidéos pour diffuser leur message: persuader les jeunes de remplir leurs bulletins de vote. Les travaux doivent parvenir aux organisateurs du concours d’ici au 31 décembre.

Davantage motivés à se rendre aux urnes

 

L’occasion pour les collégiens de prendre ainsi davantage conscience de leurs devoirs et droits civiques. «La question du vote ne me faisait ni chaud, ni froid avant qu’on réalise ce travail. Le fait d’avoir composé ces affiches me pousse à aller voter le jour où j’aurai 18ans», confie Loïc Caballero, 16 ans, de Saxon
Dans sa classe, trois étudiants ont déjà atteint la majorité. Le travail a donc particulièrement résonné pour eux. «Je viens d’avoir mon anniversaire et n’ai donc pas encore eu l’occasion de voter. Mais, le prochain objet soumis à votation, je mettrai mon bulletin dans l’urne. Cela ne m’emballe pas forcément, mais je le ferai, car nous sommes une démocratie», raconte Loïc Avanthay de Muraz.
Certains de ses camarades se disent au contraire très motivés par la démarche civique. A l’image d’Annaëlle Rhoner, 18ans, de Saxon. «J’ai voté pour la première fois sur l’AVS et la souveraineté alimentaire. Cela m’a fait bizarre; je me suis soudain sentie responsable.»

 

 

 

 

Seul 30% des jeunes votent

En Suisse, seuls 30% des jeunes votent tandis que les plus de 60ans sont deux tiers à exercer leurs devoirs civiques, rappelle soudain Stéphane Ganzer, enseignant d’histoire, à ses élèves de troisième année. «Quand une décision est soumise au peuple, il faudrait avoir toutes les forces qui s’expriment. Le peuple, ce n’est pas que les plus âgés, que les jeunes, que les hommes ou que les femmes, c’est tous!»
Pour réaliser leurs affiches, les élèves se sont inspirés de phrases de personnes célèbres ou de slogans de publicité. A l’exemple de la réclame télévisuelle pour une barre chocolatée disant «T’es pas toi quand t’as faim». «Nous avons gardé l’idée mais changé la phrase par «T’es pas toi quand tu votes pas», raconte Loïc Caballero.
La classe a également réalisé deux petits films.L’un a été effectué sur la base de dessins. «L’idée était de filmer quand le motif était créé puis de faire passer les coups de crayons en accéléré, soutenus par une voix off», explique Céline Veuthey (16ans) qui a réalisé toutes les images. 
La vidéo évoque également le droit de vote des femmes seulement obtenu en 1971 en Suisse. «Si on ne vote pas aujourd’hui, on ne peut pas se plaindre ensuite», remarque Céline Veuthey.

 

 

Des étudiants en arts visuels aussi en lice

D’autres étudiants du collège de Saint-Maurice se sont aussi lancés dans le concours en réalisant des affiches pendant le cours d’option arts visuels. «Vingt-huit affiches ont été créées, mais les élèves sont libres de les envoyer pour le concours ou pas. La démarche est individuelle», explique l’enseignant Dominique Formaz. Le plus difficile pour ses étudiants a été de trouver le slogan qui frappe. «C’est un art de le dénicher. Nous avons beaucoup travaillé la forme de l’affiche, davantage que le fond», ajoute-t-il.
La cérémonie de remise de prix, dont les montants varient de 100 à 3000 francs, aura lieu en mars 2018.


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