28.02.2020, 20:00

Comment oser qualifier la victime de consentante? La Drôle de semaine de Christine Savioz

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Christine Savioz
Chronique


Ils sont malins, les pervers. Doués pour faire croire à leurs victimes que ce sont elles qui veulent coucher. Qu’elles sont consentantes.

Les prédateurs engloutissent, bouchée par bouchée, le peu de confiance en elles de leurs proies, les persuadant que personne d’autre ne pourra les aimer. Ils construisent leur piège millimètre par millimètre. Une fois qu’ils ont réussi à coincer les femmes dans leur filet, ils passent au chantage. A l’image de Harvey Weinstein qui a abusé sans complexe de son autorité dans le cinéma pour menacer ses victimes de les bannir du milieu en cas de résistance.

Les pervers tissent une toile si solide que leurs prisonnières peuvent difficilement s’en libérer. Quand elles y parviennent, elles en ressortent profondément blessées dans leur âme et leur chair, et fortement handicapées pour leur vie sexuelle et relationnelle. Comment, dès lors, oser prétendre qu’une personne agressée est consentante «parce qu’elle est restée avec son violeur pendant des années»? Aucun être humain subissant des actes intrusifs n’est consentant. Se tromper de coupable est un crime. Un de plus.
 


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