15.11.2018, 15:36

Agenda 2030: le Valais veut faire mieux en matière de développement durable

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Le gouvernement valaisan a choisi dix axes pour améliorer le bilan du canton en matière de développement durable.

Environnement Le gouvernement a présenté sa stratégie cantonale en matière de développement durable qui doit déboucher sur des améliorations sensibles d’ici à 2030. Grâce notamment à la mise en place d’une nouvelle manière d’analyser les dossiers stratégiques de l’Etat.

Aujourd’hui, le Valais produit 418 kilos de déchets par habitant contre 352 en moyenne suisse. Même s’il a fait des progrès depuis 2008 et les premières mesures de développement durable prises par le gouvernement, cela reste insuffisant. Aujourd’hui, le Valais crée plus d’emplois liés à l’innovation qu’il y a dix ans, mais reste aussi en dessous de la moyenne nationale dans ce domaine, comme c’est le cas dans la majorité de la trentaine de secteurs analysés à travers le prisme du développement durable.

 

«Les seize engagements de 2008 ont permis de faire des progrès mais ils ne sont pas suffisants.»
Christel Dischinger, cheffe de projet de la Fondation pour le développement durable 

Par contre, il dépasse cette moyenne dans une dizaine de thèmes comme la qualité de l’eau, la biodiversité ou la participation citoyenne aux scrutins politiques. «Les seize engagements pris en 2008 ont permis de faire des progrès, mais ils ne sont pas suffisants», reconnaît Christel Dischinger, cheffe de projet de la Fondation pour le développement durable créée en Valais en 1997. 

Une des priorités: montrer l’exemple

Pour s’améliorer, le gouvernement a présenté jeudi sa stratégie jusqu’en 2030 en dix axes principaux dont celui de se montrer exemplaire. «Nous le serons par exemple en termes d’énergie renouvelable pour les nouvelles structures hospitalières de Brigue et de Sion», explique la présidente du gouvernement Esther Waeber-Kalbermatten, tandis que son homologue Jacques Melly évoque la stratégie Mobilité 2040 évaluée à 3 milliards de francs et qui tient compte de tous les critères de développement durable. «Aujourd’hui, on met aussi des panneaux solaires sur tous les bâtiments liés à l’A9. On a même renvoyé à Berne une chaudière à gaz pour y installer une avec pellets», renchérit Vincent Pellissier, chef du Service de la mobilité, alors qu’aujourd’hui l’Etat n’est de loin pas un exemple en matière de panneaux solaires sur ses propres bâtiments. 

Un vrai préavis «développement durable» 

Mais la grande nouveauté que va mettre en place le canton concerne la gouvernance des dossiers stratégiques. Dès le début 2019, une commission «développement durable» va les préaviser, ce qui n’existe pas aujourd’hui. Cela impliquera une vision transversale de chaque projet et non plus en silo comme c’est souvent le cas aujourd’hui. «On va présenter cette nouvelle manière de travailler à la fin décembre au gouvernement», précise Vincent Pellissier.

 

«A Zermatt, la mobilité durable restera évidemment le train.» 
Jacques Melly, conseiller d’Etat 

Esther Waeber-Kalbermatten et Jacques Melly ont eux assuré devant les médias que l’enjeu du développement durable touchera toutes les politiques de l’Etat pour devenir un exemple en la matière dans l’arc alpin. Alors des projets en cours comme la production industrielle de poivrons sous serre dans le Chablais ou la construction d’une route entre Täsch et Zermatt ne passeront jamais la rampe du durable? Jacques Melly concède en tout cas qu’à «Zermatt, la mobilité durable restera le train et non pas la route qui doit, par contre, être suffisamment sécurisée pour certains accès.» Car faire du développement durable, c’est aussi savoir dire non à certains projets. 
 


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