03.04.2019, 16:53

Alimentation: les Suisses ont dépensé plus de 3 milliards pour le bio en 2018

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Les trois quarts des achats bio ont été réalisés à la Migros et chez Coop.

Tendance En 2018, les Suisses ont dépensé 360 francs par jour en moyenne pour des produits alimentaires bio. C’est 40 francs de plus que l’année précédente. C’est la Suisse romande qui a le plus contribué à la progression du bio dans le pays.

L’alimentation bio continue de séduire les consommateurs suisses. Ils y ont consacré 360 francs par habitant en 2018, contre 320 francs un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires annuel de la branche a dépassé pour la première fois les trois milliards de francs en 2018, a relevé mercredi Bio Suisse, la principale organisation du secteur. Les ventes ont affiché 3,066 milliards, en progression de 13,3% sur un an. C’est en Suisse romande que la hausse a été la plus forte avec un bond de 14,4%, contre 12% en Suisse allemande.

Du coup, après avoir été longtemps à la traîne, l’alimentation bio en Suisse romande affiche quasiment la même part de marché (9,9%) que du côté alémanique (10%). Le Tessin suit un peu plus loin (8,6%). «La barrière des röstis n’existe plus», a noté le directeur de Bio Suisse, Balz Strasser, lors d’une conférence de presse dans une ferme de La Sarraz (VD).

Sans surprise, Coop et Migros ont capté la majeure partie des ventes: les trois quarts du chiffre d’affaires de la branche ont été réalisés par les deux géants de l’alimentation en 2018. 

 

Comme un an plus tôt, c’est la Suisse romande qui a le plus contribué à la progression du bio dans le pays. La part de marché des denrées alimentaires bio dans la partie francophone du pays s’est élevée à 9,9% en 2018, contre 8,8% en 2017. Les Romands talonnent désormais les Suisses allemands (10% de part de marché), tandis que les Tessinois suivent un peu plus loin (8,6%).

L’oeuf champion du bio

Tous les groupes de produits ont poursuivi leur croissance. L’oeuf reste le champion des produits bio avec une part de marché de 27,6%, suivi par le pain frais (25,3%), les légumes, salades et pommes de terre (21,8%). «Le bio atteint donc une position commerciale importante pour trois groupes de produits, et d’autres vont suivre», affirme Bio Suisse dans son communiqué.

 

Concurrence déloyale

Pour satisfaire l’engouement des consommateurs, de plus en plus de paysans s’adaptent et convertissent leur exploitation. Fin 2018, 6719 fermes produisaient selon les directives de Bio Suisse, 296 de plus qu’un an plus tôt. Cela signifie que 15,4% des terres agricoles suisses sont désormais exploitées de manière biologique.

«On nous dit souvent que le bio coûte trop cher. Mais ce sont plutôt les autres types de produits qui ne sont pas assez chers, sachant que l’on ne tient pas compte de leur impact sur l’environnement», a affirmé Urs Brändli, président de Bio Suisse. 

En comptabilisant par exemple les immissions d’azote, les gaz à effet de serre ou la consommation d’énergie pour la production agricole, les aliments bio renchériraient largement moins que les produits conventionnels, a expliqué M. Brändli. «Il faut supprimer le désavantage concurrentiel du bio», a-t-il dit.

En savoir plus : Le site de Bio Suisse

ATS

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