15.03.2019, 11:49

La grève des étudiants suisses pour le climat en 5 questions

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Environnement Ce vendredi 15 mars, les étudiants du monde entier se mobilisent pour exiger des mesures en faveur du climat, notamment en Suisse. Pour quelles raisons le font-ils, que réclament-ils, que risquent-ils? Nos réponses à cinq questions.

Pourquoi les étudiants font-ils la grève?

Les étudiants font la grève à travers le monde en faveur du climat. Ils estiment que les dirigeants politiques n’en font pas assez pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré, un niveau au-delà duquel les conséquences pour les écosystèmes pourraient être sévères. Ils craignent ainsi pour l’avenir de l’humanité et se rendent dans les rues pour exiger des réactions. «Parce que le monde politique est endormi et ignore le changement climatique, nous descendrons dans les rues jusqu’à ce que cela change», expliquent les organisateurs suisses sur leur site climatstrike.ch.

Quelle est l’origine de cette grève?

L’origine du mouvement remonte à la jeune militante suédoise Greta Thunberg, qui a appelé à la grève des étudiants fin 2018. Tous les vendredis, l’adolescente a séché ses cours pour aller manifester devant le parlement de son pays. Elle a été rejointe par de nombreuses personnes et a acquis une grande notoriété. Depuis, les jeunes à travers le monde ont suivi son exemple et ont organisé des manifestations dans les rues. En Suisse, une première grève du climat a eu lieu le 14 décembre dernier à Zurich. 

 

 

Que réclament les étudiants suisses?

Le mouvement présente trois revendications principales: il exige que la Suisse réduise ses émissions nettes de gaz à effet de serre à 0 d’ici 2030, sans utiliser de technologies de compensation. Il exige aussi que la Suisse déclare l’état d’urgence climatique et qu’elle ne laisse pas de barrière systémique entraver l’accession à ces revendications, explique le site Gauchebdo.ch.

Qu’est-ce qui se passe ce vendredi 15 mars?

Ce n’est pas la première fois que les jeunes Suisses se mobilisent pour le climat. Mais ce vendredi 15 mars, le mouvement semble avoir pris une ampleur particulière, d’autant plus qu’il a lieu dans le monde entier. Dans notre pays, des manifestations sont programmées dans près de 30 villes. En Suisse romande, Delémont, Lausanne, Neuchâtel, Sion, Fribourg, Genève et Bienne sont concernées, ce à différentes heures dans la journée.

Quelles sont les conséquences pour les élèves qui y participent?

Pour participer à cette grève, les élèves doivent, évidemment, sécher leurs cours. Risquent-ils des sanctions pour cela? La situation est très différente d’un canton à l’autre. Sur Vaud, aucune sanction ne sera prise si l’absence est justifiée. Il en sera de même pour Genève, sauf pour les classes où un examen est prévu.

Les étudiants neuchâtelois du secondaire II ne seront pas sanctionnés, et ceux de l’école obligatoire devront fournir une excuse. Pour le Jura et le Jura bernois, les élèves pourront utiliser l’une des demi-journées de congé à disposition chaque année.

Les cantons de Fribourg et du Valais sont moins tolérants, estimant que cette grève ne constitue pas un motif d’absence valable. Les étudiants risquent donc des sanctions. 

 

ATS

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