11.07.2016, 17:20

Cyberattaques: l'Armée suisse est bien protégée, selon André Blattmann

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Dans le monde, "le terrorisme ne va pas diminuer", estime M. Blattmann.

Défense André Blattmann, chef de l'Armée suisse, estime que celle-ci est bien protégée contre les cyberattaques. Après l'attaque qui a visé Ruag, plus de 300'000 ordinateurs sur le réseau de l'armée ont été contrôlés, sans qu'aucun virus ne soit trouvé.

L'Armée suisse est bien protégée contre les cyberattaques, estime son chef André Blattmann. Mais après l'affaire Ruag, la lutte contre cette menace potentielle envers des infrastructures critiques restera prioritaire.

Plus de 30'000 ordinateurs sur le réseau de l'armée ont été contrôlés après l'attaque qui a visé l'entreprise d'armement de la Confédération, a dit lundi devant la presse à Genève le chef de l'armée. Sans qu'aucun virus ne soit trouvé. "L'armée est bien protégée et c'est mon but pour le futur", ajoute celui qui se retirera à la fin de l'année.

Ruag a annoncé mi-juin qu'elle investirait des dizaines de millions de francs pour se protéger. Pour l'armée, "des centaines de millions sont engagés" sur ce front, selon M. Blattmann. Alors même que 40% du budget de l'armée seront utilisés pour des investissements, un "taux record" dans le monde selon lui.

Mais cette thématique est plus large que l'environnement de l'armée. Le Terrorisme et des attaques hybrides contre les "infrastructures critiques" en Suisse restent la principale menace identifiée par le chef de l'armée. "Nous dépendons tellement" de ces sites comme les centres de transactions informatiques ou les aéroports. Dans le monde, "le terrorisme ne va pas diminuer", estime M. Blattmann.

Main tendue

Autre théâtre d'opérations, la Force de paix de l'OTAN au Kosovo (KFOR) à laquelle plus de 200 soldats suisses oeuvrent. De retour de ce pays, M. Blattmann estime que la KFOR reste importante mais qu'elle doit être adaptée. Il préconise moins de forces conventionnelles et davantage de moyens de surveillance.

Par ailleurs, il tend la main à ceux qui ont échoué à rassembler les signatures pour un référendum contre le développement de l'armée (DEVA): "Je suis très content que nous n'ayons pas à lutter contre des gens qui sont en faveur de notre armée". Mais il faudra reconquérir ces personnes, même si les discussions étaient selon lui plus intenses dans les années 60.

ATS

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