12.08.2019, 16:55

Trail: Robin Fournier, de Saint-Gingolph à Nice en 8 jours et 16 heures

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Robin Fournier a franchi plus de cinquante cols.

Trail Robin Fournier a avalé les 565 kilomètres entre Saint-Gingolph et Nice en 8 jours et 16 heures.

Robin Fournier réussit ses premières foulées sur les longues distances. Il s’offre un premier test grandeur nature sur l’éprouvante traversée des Alpes. De Saint-Gingolph à Nice, sans encadrement, il avale les 565 kilomètres de son parcours en 8 jours et 16 heures. Au menu plus de 50 cols à franchir pour un dénivelé positif qui dépasse les 30000 mètres. «L’aventure était un défi personnel», confie-t-il après son retour. «L’objectif était de voir comment mon organisme réagirait et de déterminer ma capacité de gérer de tels efforts. Il y a trois mois, je n’avais jamais dépassé la distance d’un marathon.»

En solitaire

Le premier pas se fait sur un parcours qui attise toujours les convoitises des coureurs les plus aguerris. Quelques jours avant le départ du Valaisan, Romain Sophys avait établi la meilleure marque sur l’ancien tracé du GR5 de Thonon à Nice, 620 km et 40000m de dénivellé positif en 160 heures et 44 minutes. Si le Français s’appuie sur un encadrement qualifié, Robin Fournier effectue en solitaire l’intégralité de son pensum. «L’ensemble de mon matériel tenait dans un sac pour un poids total de 8,2 kg. L’objectif quotidien était de rejoindre les gîtes avant 19 heures afin de bénéficier d’un repas. Je repartais entre minuit et 1 heure du matin pour l’étape suivante.» Si la meilleure marque sur le mythique parcours du GR5 séduit toujours les passionnés, la fréquentation connaît un coup de frein en raison des nombreuses limitations frappant le tracé dans les parcs nationaux qui le jalonnent. «En une semaine, j’ai croisé deux trailers dont un Finlandais avec qui j’ai couru un petit moment.»  

La fin d’été réserve un calendrier chargé sur les pentes valaisannes pour les amateurs de randonnée accélérée. «La priorité est d’abord la récupération. J’ai laissé beaucoup d’énergie pour cette première expérience. Clairement, cette dernière me donne envie de m’investir plus. Mais pour l’instant, je me contenterai d’un parcours réduit sur le Swiss Peaks en septembre. Des distances de 360 km ou de 170 km seraient trop éprouvantes dans un délai aussi rapproché après cette traversée.»


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