04.09.2018, 12:00

Swiss Peaks: la question du jour [2/5]

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Michael Duc, coordinateur de la médecine sportive à la Clinique romande de réadaptation, répond à la question du jour.

327 courageux se sont élancés dimanche d’Oberwald pour la deuxième édition du Swiss Peaks Trail. Leur objectif: de rallier Le Bouveret 360 kilomètres plus loin. Découvrez chaque jour une question entourant cette course hors-norme.

Comment peut-on se préparer efficacement à affronter 360 kilomètres de course?

La réponse de Michaël Duc, coordinateur de la médecine sportive à la Clinique romande de réadaptation: «Il faut d’abord une prise de conscience que l’effort proposé est loin d’être anodin. 360 kilomètres, c’est immense, même pour des sportifs aguerris. On a pu constater cependant sur d’autres courses de cette envergure – comme le Tor des Géants – que les traileurs qui terminent la course sont certes très fatigués, mais encore en bonne santé.

Des études sur l’ultra-endurance ont cependant démontré que la réaction du corps à pareil effort était très importante. Elle se traduit surtout par des inflammations et de petites déchirures musculaires. Les muscles sont en effet extrêmement sollicités, surtout lors des descentes où le freinage oblige les jambes à retenir tout le poids du corps. 

A lire aussi : Swiss Peaks: la question du jour [1/5]

Ainsi pour éviter au maximum les défaillances – même si elles ne sont pas toutes prévisibles – la préparation doit se faire de manière progressive. On ne peut pas prétendre du jour au lendemain s’élancer sur 360 kilomètres. Il faut avancer par palier et c’est aussi pour ça que les organisateurs de trail proposent toujours différentes longueurs de tracés.

Dans le cas de la traversée du Valais, cela doit rester l’objectif d’une saison, comme ça peut être le cas avec la Patrouille des glaciers ou le Grand Raid dans d’autres sports.

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Bien sûr, les coureurs participent à d’autres courses durant leur saison, mais ces courses font office de tests et de préparation. Cela permet aux athlètes une mise en condition et un ajustement de leur alimentation, de leur hydratation, voire de leur sommeil. Car même si le rythme de course – inférieur à celui d’un marathon par exemple – protège l’individu de certains dommages musculaires et cardiaques, cet effort massif demeure un choc pour le corps. Et les meilleurs moyens pour récupérer demeurent de donner du repos au corps et de bien s’alimenter.

 

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