04.11.2018, 16:25

Course à pied: une dernière Dérupe avant de retrouver les skis

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Tous trois présents à la Dérupe, Kilian Granger, Maximilien Drion et Maxime Trombert se réjouissent de retrouver la neige et leurs skis.

 04.11.2018, 16:25 Course à pied: une dernière Dérupe avant de retrouver les skis

Fin de saison L’épreuve entre Chalais et Vercorin marque la fin de la saison d’été et le retour du ski-alpinisme pour de nombreux athlètes valaisans.

Elle est là, bien au-dessus de leur tête, mais elle est bel et bien là. Cette neige qu’ils ont tant attendue et qui en ce début de mois de novembre semble presque les narguer. Pourtant, ce sont bien des baskets et non des lattes qu’ils ont aux pieds. Car ce dimanche, c’est La Dérupe Chalais-Vercorin qui les attendait.

Six kilomètres de tracé pour 800 mètres de dénivelé positif; comme son nom l’indique la dernière étape du championnat valaisan de course de montagne fait plutôt dans le vertical. De quoi fournir un dernier effort de vitesse avant de ranger les chaussures de course au placard et de ressortir les peaux de phoque. «Quand je me suis entraîné cette semaine sur les hauts de Vercorin, j’avais les pieds dans la neige et il faut bien avouer que mes skis me manquaient», sourit Maximilien Drion, le régional de l’étape.

D’ailleurs, le Valaisan d’adoption, qui court pour l’équipe nationale belge de ski alpinisme, n’a pas attendu la fin de la saison de course à pied pour «plonger» dans la saison d’hiver. «J’étais en Italie quelques jours et dès lundi je pars pour une semaine à Zermatt pour retrouver la neige et les pistes», confie celui qui a terminé au deuxième rang de la Dérupe 2018.
 

Je sors de deux semaines de pause, la Dérupe était l’occasion de faire un peu de vitesse.
Victoria Kreuzer, première chez les dames


Quand l’appel des skis devient trop fort

Une Dérupe qui – de par son positionnement dans le calendrier – fait en quelques sortes office de point de clôture de la saison de course à pied. D’ailleurs, ce n’est pas totalement un hasard si depuis six éditions, c’est le Ski-Club Brentaz-Vercorin qui est aux commandes de l’épreuve. «C’est une manière pour notre club de débuter sa saison tout en amenant du monde au village lors d’une période creuse, confirme son président, Cédric Porchet. Pour beaucoup d’athlètes c’est une étape qui permet de faire la transition entre l’été et l’hiver.»

La Valaisanne Victoria Kreuzer fait – tout comme Maximilien Drion – partie de cette catégorie de sportifs. «Je ressors de deux semaines de pause qui ont mis fin à ma saison de course à pied, souligne la coureuse de Fiesch. C’était l’occasion de refaire un peu de vitesse sur un tracé que j’apprécie tout particulièrement.»

Car désormais, ses baskets se transformeront en skis pour de longs mois. «J’ai vraiment envie de retrouver les skis. En plus à Zermatt la neige est déjà bien présente, commente celle qui s’est imposée au cœur du village de Vercorin. Il reste moins de deux mois avant la première étape de la Coupe du Monde de ski-alpinisme.» D’ailleurs la Haut-Valaisanne de 29 ans s’en ira reprendre l’entraînement dès le début de semaine avec l’équipe suisse. 
 

Drion deuxième, Kreuzer tout devant

Sur son terrain d’entraînement, Maximilien Drion a couru plus vite que jamais. Le vainqueur de l’édition 2017 de la Dérupe a d’ailleurs amélioré son temps de l’année dernière de 46 secondes avec un chrono de 34’17. Mais le Colombien Antonio Padua lui a volé la vedette en terminant son tracé en 32’56, établissant ainsi un nouveau record. «Cela veut dire que les conditions n’étaient pas si mauvaises, souligne Cédric Porchet, président du comité d’organisation. Et surtout que la concurrence était rude.» À noter que chez les garçons, Pierre Chauvey et son chrono de 35’01 complètent le podium. Côté féminin, c’est la Valaisanne Victoria Kreuzer qui décroche la victoire en 39’31. Elle est suivie par Maya Chollet en 41’27 et Séverine Pont Combe en 43’29. Retrouvez tous les résultats sur: www.laderupe.ch


Deux sports parfaitement complémentaires

D’autres ne sont pas parvenus à attendre aussi longtemps pour enfiler leurs peaux. C’est le cas de Kilian Granger et Maxime Trombert, originaires respectivement de Troistorrents et du Val d’Illiez. Qui ont tout de même choisi de se présenter sur le parcours de la Dérupe, au sortir d’une semaine intensive à skis. «Ce genre de course de courte distance permet de s’entraîner normalement durant la semaine et de pouvoir reprendre directement ensuite, souligne Kilian Granger. Elles ont peu d’impact sur le corps.»

Et la Dérupe est la dernière d’une longue série de compétitions qui ont rythmé la saison d’été des deux jeunes athlètes du team entraîné par Tarcis Ançay. «C’est important de se mettre ce genre d’objectifs en course à pied, affirme Maxime Trombert. Cela permet de se motiver pour les entraînements et d’évaluer notre état de forme.»

Car pour tous ces sportifs, l’épisode «baskets» n’est en fait qu’un moyen de se préparer au mieux pour être performants une fois l’hiver venu. «C’est en effet une des alternatives possibles pour être en forme une fois les skis aux pieds, commente Maximilien Drion. Les deux sports sont complémentaires et on peut faire les deux à 100%.» Mais après plusieurs mois passés sur les sentiers d’ici et d’ailleurs, les lattes finissent forcément par démanger. 

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