Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Science: un nouveau tissu de camouflage inspiré de la peau du poulpe

Des scientifiques de l'Université de Cornell (New York) ont mis au point un tissu artificiel de camouflage qui s'inspire de la capacité du poulpe et de la seiche à changer d'apparence pour se fondre dans leur environnement. Le matériau pourrait "refléter la lumière en deux dimensions et l'absorber dans sa forme en trois dimensions".

13 oct. 2017, 06:58
/ Màj. le 13 oct. 2017 à 07:08
Un poulpe du zoo de Bâle. (archive)

Des scientifiques ont créé un tissu artificiel de camouflage inspiré de la peau du poulpe et de la seiche. Ces deux animaux changent d'apparence pour se fondre dans l'environnement et échapper à leurs prédateurs.

 

 

Ils peuvent en effet rapidement modifier la texture de leur peau ainsi que sa couleur pour ressembler à des algues, des coraux ou d'autres éléments qu'ils détectent pour se camoufler, expliquent ces ingénieurs de l'Université Cornell, dans l'Etat de New York. Leur invention fait l'objet d'une présentation jeudi dans la revue Science.

 

>> À lire aussi: Un crabe attaqué par un poulpe sur une plage australienne

 

Ces chercheurs ont mis au point un matériau activé pneumatiquement qui imite le fonctionnement des papilles, de petites éminences charnues à la surface d'une muqueuse, que ces céphalopodes activent en un clin d'oeil pour changer leur apparence. Ils peuvent tout aussi rapidement rétracter ces papilles.

 

 

Comme la langue

Ces papilles sont des exemples d'hydrostat musculaire, un muscle qui peut changer de forme tout en conservant son volume, comme la langue humaine, précisent les chercheurs.

"Chez la seiche européenne, on compte au moins neuf groupes de papilles qui sont contrôlées indépendamment par le cerveau. Et chacune de ces papilles passe d'un état en deux dimensions à une forme qui peut être par exemple conique, ou à une dizaine d'autres formes possibles", précise James Pikul, professeur au Département d'ingénierie et de mécanique appliquée à l'Université de Pennsylvanie.

 

 

"Simple et rapide"

"Les ingénieurs avaient déjà mis au point des moyens sophistiqués de contrôler la forme de matériaux souples...mais nous voulions un système simple, rapide et solide facile à contrôler", explique le professeur Pikul.

"C'est l'exemple classique d'ingénierie inspirée par la biologie avec un éventail d'applications potentielles", relève Roger Hanlon. Le matériau pourrait ainsi refléter la lumière en deux dimensions et l'absorber dans sa forme en trois dimensions, indique-t-il.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias